Il y a des poles qui comptent plus que les autres. Celle de Marc Marquez à Jerez en fait partie. Sur une piste piégeuse, encore humide mais en train de sécher, l’Espagnol a retrouvé ce terrain qu’il maîtrise mieux que personne : l’incertitude. Résultat, un tour en 1’48.087, et surtout une sensation familière qui revient. Quand les conditions se compliquent, Marquez simplifie tout.
Cela faisait 245 jours qu’il n’avait plus goûté à la pole. Une éternité à son échelle. Mais à Jerez, le n°93 n’a pas seulement signé le meilleur temps : il a remis les choses en ordre. 75e pole en MotoGP, 103e en carrière, 130e première ligne… les chiffres parlent d’eux-mêmes, mais ils racontent surtout une réalité plus simple : sous la pluie, certains roulent. Marquez, lui, contrôle.
Et dans ces conditions intermédiaires, où l’adhérence évolue à chaque tour, cette capacité fait toute la différence.
Derrière lui, Johann Zarco a bien failli créer la surprise. Le Français, toujours aussi à l’aise dans ces conditions mixtes, a emmené sa Honda LCR dans une lutte inattendue pour la pole. Jusqu’au dernier virage du dernier tour. Une petite erreur, presque anodine… mais suffisante pour laisser filer ce qui aurait été un exploit majuscule.
Sur la troisième marque de cette première ligne, Fabio Di Giannantonio confirme sa dynamique avec un troisième départ consécutif dans le top 3. Dans un contexte instable, l’Italien s’impose comme une valeur sûre, exploitant parfaitement une Ducati GP26 qui, visiblement, ne parle pas à tout le monde de la même manière.
Black and orange flag showed to @JoanMirOfficial after this crash 💥#SpanishGP 🇪🇸 pic.twitter.com/iCPGMT23iG
— MotoGP™🏁 (@MotoGP) April 25, 2026
Zarco tout près du coup parfait à Jerez
Derrière, Marco Bezzecchi place son Aprilia en tête de la deuxième ligne, devant Alex Marquez, piégé par une chute dans les dernières minutes. Même scénario cruel pour Jorge Martin, tombé au moment décisif. Une erreur qui le repousse en troisième ligne et prolonge un week-end déjà sous tension. À Jerez, la limite ne pardonne rien. Et certains semblent marcher dessus plus que d’autres.
Mais l’image la plus marquante reste peut-être ailleurs. Francesco Bagnaia ne partira que dixième. Et surtout, à près de trois secondes de la pole. Un écart énorme. Sous la pluie, les difficultés déjà observées depuis le début de saison resurgissent. Freinage instable, manque de confiance, incapacité à exploiter la GP26… Pendant que Marc Marquez s’adapte à tout, Bagnaia semble encore chercher une base.
Derrière, la hiérarchie reste serrée mais révélatrice : Enea Bastianini et Raul Fernandez complètent la troisième ligne, Ai Ogura et Fermin Aldeguer suivent. Les Yamaha et Honda officielles restent en difficulté, avec notamment Fabio Quartararo et Joan Mir relégués loin derrière. Et au milieu de tout ça, Toprak Razgatlioglu, 19e, continue d’exister autrement.
Que va nous réserver ce Sprint MotoGP du Grand Prix d’Espagne ? Avant de le découvrir, voici le tableau qui résume les fais connus jusque-là.






























