Alex Rins l’a appris dans la presse MotoGP, et Yamaha le lui a confirmé. Le pilote espagnol ne sera pas de l’aventure japonaise en 2027, pour la toute nouvelle ère qui se profile. Que penser de cette affaire ?
Une décision compréhensible
Yamaha est actuellement au fond du trou, et réalise son pire début de saison statistique à l’ère moderne. C’est un fait. Mais la firme aux diapasons a quand même l’espoir de renaître de ses cendres dans un futur proche, et je ne vois pas comment Alex Rins s’imaginait prolonger avec une équipe si ambitieuse. Alors, bien sûr, je ne cautionne pas vraiment la méthode Meregalli, puisque Rins aurait découvert la rumeur de la signature d’Ai Ogura chez Yamaha – à sa place, par le fait – en même temps que le public. Je comprends que ce marché des transferts soit extrêmement tendu, mais il aurait pu être prévenu un peu plus tôt. Soit.

Il faisait assurément partie de mes pilotes préférés de 2016 à 2019. Photo : Yamaha
Cependant, je ne comprends pas comment Alex Rins ne l’a pas vu venir. Je ne sais pas s’il joue l’intox pour charmer d’autres équipes, mais, dans les médias, à Jerez, il tombait des nues. Pourtant, cela fait bien plusieurs saisons que sa place est en grand danger, et, avant même l’entame de son exercice 2026, j’affirmais que je ne voyais aucune issue positive pour lui.
En deux saisons et quatre courses chez Yamaha, Rins n’a signé, pour le moment, aucun fait marquant. Allez, il était assez impressionnant l’année dernière en Indonésie, mais cela ne s’est même pas traduit par une bonne place finale. Son meilleur résultat est une septième position en Grand Prix, acquise à l’issue du GP d’Australie 2025. C’est maigre, et la performance de la YZR-M1 V4 ne lui permet pas de faire beaucoup mieux depuis le début de la campagne 2026. Cette année, il n’aide pas son cas, puisqu’il n’a jamais fait mieux que 14e. Oui, sa moto n’est pas au niveau, mais Toprak Razgatlioglu, qui découvre pourtant la discipline, s’est déjà plus illustré en quatre manches que Rins en deux ans.
C’est triste à dire pour un pilote qui a tant marqué la fin des années 2010, mais Yamaha a fait le bon choix. Parce que, comme si ça ne suffisait pas, Rins est également très souvent blessé en plus d’être peu performant. Il avait manqué trois courses en 2024, et n’a réalisé que huit saisons complètes en quatorze années de compétition. Son profil est très similaire à celui de Miguel Oliveira, et leurs carrières, d’ailleurs, sont à peu près identiques. Comme le Portugais fin 2025, Rins arrive au bout de son aventure en MotoGP, et il n’y a pas de mal à ça.
Y aura-t-il une suite pour Alex Rins en MotoGP ?
Interrogé sur son avenir, Rins affirme qu’il désire rester en MotoGP. On peut comprendre son point de vue, notamment car il n’a que 30 ans, ce qui reste jeune pour arrêter, souvent blessé ou non. Mais en étant réaliste, où pourrait-il aller ?

Franchement, entre les deux, il y a débat. Et Toprak n’a que quatre courses dans les pattes. Photo : Michelin Motorsport
Les places semblent déjà toutes prises. Il reste une petite possibilité chez Pramac Racing, en lieu et place de Jack Miller, très loin d’être flamboyant également depuis plusieurs saisons. Mais à choisir, je crois que je préfère encore les coups d’éclat ponctuels de l’Australien. Pramac aussi, d’ailleurs, puisque Rins lui-même réfutait cette théorie. Avec deux monstres identifiés qui arrivent du Moto2, à savoir, David Alonso et Daniel Holgado, en plus de « l’éléphant dans la pièce » Manuel Gonzalez, je crains qu’Alex Rins ne soit contraint de trouver une alternative, peut-être du côté du Superbike, comme Oliveira d’ailleurs.
Là-bas, le succès ne lui serait pas du tout garanti. Pour l’instant, pas mal d’anciennes gloires du championnat MotoGP galèrent en WSBK. Mais bon, après tout, que faire d’autre ?
Conclusion
Je crois qu’il est temps d’admettre que la fin arrive pour Alex Rins. Avec Franco Morbidelli pour qui je ne vois aucune issue non plus, je crois qu’il s’agit d’un des futurs sacrifiés de cette nouvelle époque à venir, et on ne peut absolument pas reprocher à Yamaha de faire ce choix.
Je suis tout de même curieux de savoir ce que vous en pensez, alors, dites-le-moi en commentaires !
Pour rappel, cet article ne reflète que la pensée de son auteur, et pas de l’entièreté de la rédaction.

Bien sûr, c’est toujours dur à accepter mais c’est l’ordre des choses. Il aura déjà eu une très belle carrière. Photo : Yamaha































