Alors que les réflexions s’intensifient autour de l’ajout d’une seconde qualification dédiée au Sprint, la prise de parole de Fabio Quartararo apporte un éclairage lucide sur la réalité du paddock. Face à la cadence effrénée imposée par le format actuel, le champion du monde français s’interroge sur la surcharge de stress accumulée à chaque départ. S’il suggère de s’inspirer de la Formule 1 en réduisant le nombre total d’épreuves courtes, El Diablo souligne surtout l’impuissance des acteurs en piste face aux choix stratégiques des instances dirigeantes.
Un format à revoir
Pour le pilote Yamaha, la démultiplication des courses courtes sur l’ensemble de la saison génère une tension nerveuse et des risques physiques considérables. « Mais mon avis sur les qualifications sprint, c’est que s’ils me demandent de faire comme en F1, on devrait avoir le même nombre de courses sprint qu’en F1. Pour moi, c’est ce que nous devrions faire. Je serais content avec 10 Sprints, même avec 12, je serais content ! Mais c’est vraiment intense. Le stress est énorme lors des départs, notamment pour des raisons de sécurité, car on sait que c’est la phase la plus dangereuse. S’ils veulent des qualifications sprint, il faut faire exactement comme en F1 », explique le Français pour Crash.net.
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— Yamaha MotoGP (@YamahaMotoGP) September 20, 2026
L’impuissance des pilotes soulignée par Fabio Quartararo
Bien que les inquiétudes concernant la sécurité et la fatigue physique soient partagées par de nombreux acteurs, l’impact des revendications reste limité auprès de la direction du championnat. « Mais ils ont ajouté les sprints sans vraiment nous consulter. Maintenant que nous faisons les Sprints, c’est sûr qu’ils ne changeront pas », regrette El Diablo, conscient des enjeux commerciaux qui prévalent sur les désirs des compétiteurs.
Résignation et professionnalisme
Faute de pouvoir influer sur l’élaboration du règlement, le Français acceptera les décisions finales avec la rigueur qui le caractérise. Sur la machine japonaise, il s’adaptera à n’importe quelle configuration imposée. « Nous sommes là pour rouler. S’ils nous demandent de faire 22 sprints, nous ferons 22 sprints. S’ils nous demandent d’en faire 12, nous en ferons 12. Mais ce n’est pas nous qui décidons de ce que nous devons faire. S’il faut faire deux séances de qualification, nous en ferons deux, voire trois », conclut le Niçois, résigné.
Êtes-vous d’accord avec El Diablo sur le fait que le MotoGP devrait réduire le nombre de Sprints à l’instar de la Formule 1 ? Dites-le-nous en commentaires !

Photo de couverture : Michelin Motorsport








