F1
Publié le 25 octobre 2026 • 16:30 par Oléna Champlain

F1 – Invité d’Alpine à Austin, Clarkson met le bazar, Colapinto visé, Kardashian expédiée

Invité par Alpine, Clarkson plaisante sur Colapinto et balaie la question Kardashian-Brundle. L’écurie réaffirme son soutien au pilote.

Jeremy Clarkson est venu à Austin en invité d’Alpine. Il repart au centre d’une polémique qui, elle, n’était pas au programme. Interrogé par Sky Sports avant les qualifications, l’ancien présentateur de Top Gear a plaisanté sur la pénalité de Franco Colapinto en la reliant à sa nationalité argentine. Quelques instants plus tard, questionné sur l’interview de Kim Kardashian par Martin Brundle à Singapour, il a sèchement écarté le sujet. Deux séquences dans le même entretien, et Alpine contrainte de rappeler publiquement que son invité ne parlait pas au nom de l’équipe.

Alpine

Alpine désavoue Clarkson et soutient son pilote

Sur la pénalité de Colapinto, Clarkson a lancé :

« Franco a une pénalité sur la grille parce qu’il est Argentin. Probablement. Moi, je lui en mettrais une pour ça. »

Le trait se voulait humoristique, mais il transforme l’origine du pilote en motif de sanction. Et la raison réelle de cette pénalité est connue : Colapinto a reçu dix places de recul pour avoir utilisé un quatrième boîtier électronique de contrôle, au-delà du quota autorisé.

Alpine doit rappeler ses valeurs

La sortie est d’autant plus embarrassante qu’elle vient d’un invité de l’écurie. Alpine a rapidement publié un communiqué, sans nommer Clarkson. L’équipe précise que les propos tenus lors d’une interview à Austin relèvent d’une opinion personnelle et ne correspondent pas à ses valeurs de bienveillance et de respect. Elle ajoute que Colapinto est son pilote et qu’il bénéficie de son « plein soutien ». Formulation mesurée, message limpide : l’écurie se désolidarise de la plaisanterie et protège son représentant.

Le manager de Colapinto, Jamie Campbell-Walter, n’a pas choisi le détour diplomatique. Il a qualifié les propos d’« inacceptables », rappelant qu’une remarque de ce type n’a pas sa place en Formule 1, même présentée comme une blague. La réaction s’inscrit dans un contexte plus large : Colapinto avait déjà dénoncé les messages haineux adressés à ses mécaniciens, à son ingénieur et à d’autres membres de l’équipe. Le pilote avait expliqué que ces attaques avaient « franchi certaines limites ». Difficile, alors, de balayer d’un haussement d’épaules une pique publique visant son identité nationale.

L’histoire entre Clarkson et l’Argentine donne aussi à la séquence un arrière-plan particulier. En 2014, le tournage d’un épisode de Top Gear en Patagonie avait viré à la controverse après que la plaque d’une voiture conduite par Clarkson eut été interprétée par certains comme une référence à la guerre des Malouines de 1982. Clarkson a lui-même relié sa plaisanterie actuelle à ce qui s’était passé lors de cette visite. Cela éclaire le contexte de sa remarque, sans suffire à établir une intention précise derrière celle-ci.

Kardashian ? « Je suis là pour la Formule 1 »

L’entretien ne s’est pas arrêté à Colapinto. Simon Lazenby a demandé à Clarkson si son cœur avait fondu lorsque Brundle avait finalement réussi à interviewer Kim Kardashian à Singapour, après leur échange manqué à Monaco. Sa réponse, en substance : il ne regardait pas et ne s’intéresse pas à Kardashian.

Il a ajouté : « Je suis ici pour regarder la Formule 1, pas Kim Kardashian. »

Sur ce second sujet, Clarkson vise donc moins une question de pénalité qu’une culture médiatique qu’il juge excessive. Il explique qu’il préfère parler de course et de pilotes plutôt que de célébrités présentes sur la grille. La remarque a son ironie : il dénonce les caméras braquées sur une star, tout en devenant lui-même le sujet d’une séquence très largement relayée. Quant à Kardashian, elle avait finalement échangé avec Brundle à Singapour après le moment gênant de Monaco ; Clarkson, lui, dit ne pas avoir regardé cette rencontre.

Alpine se retrouve ainsi à gérer deux controverses nées d’un seul entretien : une plaisanterie sur la nationalité de son pilote et une sortie contre la place des célébrités dans le spectacle de la F1. La première a forcé l’équipe à publier un communiqué de soutien ; la seconde a relancé le débat sur ce que le paddock choisit de filmer. Clarkson était invité par Alpine, mais la question reste entière : l’écurie peut-elle accueillir une personnalité sans avoir à désavouer ensuite ses propos ?

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