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L’idée à germé durant l’intersaison et l’accord s’est finalement finalisé avant ce Grand Prix d’Espagne à Jerez : dès le Grand Prix de France, l’éclectique Jean-Michel Bayle, ancien champion du monde de motocross mais aussi pilote de vitesse avec Carlo Pernat, travaillera en tant que superviseur de Johann Zarco.

Que se cache-t-il derrière ce titre ?

Aujourd’hui, Johann Zarco doit faire face à la fois aux conséquences de sa difficile séparation avec Laurent Fellon et au développement d’une KTM RC16 particulièrement rétive. Une situation tout sauf facile dans laquelle le temps semble une donnée aussi essentielle que paradoxale dans un milieu où l’on compte en fractions de seconde…

A 28 ans, le pilote français a donc décidé de s’entourer d’un homme de grande expérience qui, espérons-le, lui apportera le recul nécessaire lors de l’exercice de son métier constitué de multiples tâches exercées dans un environnement très stressant.

Il s’en est confié à notre ami Neil Morrison pour Crash.net, ce lundi à Jerez.

Johann Zarco : « Je lui ai parlé un peu cet hiver, mais je n’étais pas prêt. Je lui ai parlé la semaine dernière et c’est finalement Pit (Beirer) qui l’a annoncé avant moi ! C’est parce que Pit Beirer est très enthousiaste à l’idée que ce genre de gars, avec beaucoup d’expérience, puisse m’apporter un soutien après que j’ai arrêté mes affaires avec mon ex-entraîneur. Il y a eu quelques décisions de ma part, mais en ce qui concerne la performance et le côté technique, je perds peut-être quelque chose. Avoir quelqu’un de différent, avec une expérience totalement différente et une approche différente… ».

« En Grand Prix, avec le développement difficile que nous sommes en train de faire, l’objectif est de mieux contrôler le stress pour garder la liberté d’esprit dont un pilote de haut niveau a besoin. Dans l’ensemble, il s’agit simplement de contrôler ce stress pendant un GP. Les deux dernières courses, Argentine et Austin, ont été compliquées parce que ce sentiment m’a rendu très déprimé. Jerez a été un peu mieux, mais aussi parce que je partageais de loin mes sentiments avec lui. Donc « contrôler la bête » par un gars plus âgé avec de bons conseils, c’est plus ce soutien. Ensuite, il y aura des choses techniques. Peut-être qu’il peut voir certaines choses aussi sur la piste. Nous verrons bien ».

S’agira-t-il d’une relation qui existera uniquement pendant les week-ends de course, ou Johann Zarco prévoit-il aussi de s’entraîner avec Jean-Michel Bayle ?

« Cela peut être de l’entraînement et des conseils en matière d’entraînement. Mais simplement de ce qu’il a vu, on dirait que ma méthode n’était pas mauvaise. C’est un projet complet (KTM). Je suis presque responsable de mener ce projet au sommet. J’ai besoin de contrôler beaucoup de détails. Ça peut être une personne qui m’aide à être comme un patron ».

« Je suis très respectueux de ce que Pol (Espargaró) a fait. Mais maintenant, nous sommes sur un palier, et nous avons besoin de passer à un autre pour nous diriger vers le sommet ».

Aujourd’hui, le métier de pilote de MotoGP n’a plus rien à voir avec ce qui se passait il y a encore 10 ans. On ne compte plus les multiples fonctions qui sont apparues au fil des ans, répondant toutes à des besoins bien spécifiques pour permettre à ses athlètes de haut niveau de se concentrer au maximum sur leur pilotage dans un environnement de plus en plus exigeant : coach physique, coach mental, attaché de presse, helper, etc.

À l’image de Valentino Rossi, même les plus expérimentés et les plus aguerris en ont besoin, et le mot « équipe » prend alors tout son sens.
Johann Zarco vient donc d’ajouter une carte dans son jeu : on ne peut que lui souhaiter que l’amalgame fonctionne !

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