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Depuis vendredi dernier, la préfecture de police de Paris a décidé d’imposer le masque « chirurgical » aux utilisateurs de motos et scooters, à Paris et dans sa petite couronne, c’est-à-dire dans les départements 75, 92, 93 et 94. Certes, ce n’est pas la France mais ça fait quand même du monde qui doit se plier à cette directive, sous peine de se voir délester (avec discernement) d’une somme de 135 euros !

Parallèlement, la mairie de Paris a réussi à faire exempter les cyclistes de cette étouffant mais sans doute nécessaire accessoire, grâce à une argumentation plus que douteuse.

Alors que chaque motard possède déjà une visière d’un type exactement similaire aux écrans de protection des personnels exposés, au contraire des cyclistes qui eux n’en n’ont aucune, on peut donc se demander si on ne marche pas sur la tête…

C’est en tout cas ce que semble penser la Fédération Française des Motards en Colère de Paris Petite Couronne (FFMC PPC) : « Le 27 août au soir, la préfecture de police de Paris a pris un arrêté préfectoral stipulant qu’à partir du vendredi 28 août, 8h, les piétons circulant dans les espaces publics, les utilisateurs de vélo, deux-roues, trottinettes et autres engins de mobilité personnels, motorisés ou non, seront dans l’obligation de porter un masque.

Concernant les usagers de 2 roues motorisés, plus qu’incohérente et inadaptée, cette mesure est carrément stupide, voire dangereuse.

En effet, contrairement à des piétons, des cyclistes ou des utilisateurs de trottinette, les usagers de 2 roues motorisés portent un casque semi enveloppant ou intégral avec une visière de protection.

Il faudrait être complètement idiot ou de très mauvaise foi pour ne pas admettre que cette visière protège parfaitement l’usager des projections extérieures et qu’elle protège également les autres personnes des éventuelles projections de gouttelettes émanant du motard…

Par ailleurs, les décideurs de cette obligation, ont oublié qu’avec un masque qui couvre tout le visage, il faudra rouler la visière ouverte sous peine de former un écran de buée et altérer la vision du conducteur, le mettant ainsi en danger.

Au-delà de ces données évidentes, la FFMC de Paris constate que la Mairie de Paris a fait pression sur la préfecture qui vient d’annuler cet arrêté pour les cyclistes. Par cette action de lobbying, la mairie de Paris prouve à nouveau qu’elle est prête à tout pour favoriser une catégorie d’usagers, sans hésiter à en stigmatiser ou en exclure d’autres.

Cette inégalité de traitement, que ce soit de la part de la mairie ou de la préfecture de police, est intolérable.

La FFMC de Paris demande que cette obligation du port du masque par les usagers d’un 2 roues motorisé soit annulée sur le champ, faute de quoi elle prendra les dispositions juridiques qui s’imposent. »

Il faut dire que même Dorna Sports, qui a pourtant mis au point un protocole sanitaire extrêmement contraignant, sans doute le plus contraignant avec celui de la F1, n’avait pas pensé à équiper les pilotes de masques chirurgicaux sous leur casque…

En conséquence, la FFM, la FFMC, la CSIAM, le CODEVER et le CNPA entendent dénoncer fermement le danger d’une telle mesure prise en l’absence de toute concertation.

FFM : Fédération Française de Motocyclisme, qui représente les instances du sport motocycliste et les usagers de deux-roues motorisés.

FFMC : Fédération Française des Motards en Colère, qui représente les usagers de deux-roues motorisés.

CNPA Filière 2-Roues : Conseil National des Professions de l’Automobile, qui représente les concessionnaires, garages et ateliers d’une part, notamment les professionnels du cycle et motocycle, et les formateurs d’autre part.

CODEVER : Collectif de Défense des Loisirs Verts.

CSIAM : Chambre Syndicale Internationale de l’Automobile et du Motocycle, qui représente les constructeurs et importateurs de moto.

Pas de masque et sas à vélo non respecté : 135 € + 35 € pour commencer la journée…