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Ce vendredi 22 octobre 2021, Fabio Quartararo a répondu aux questions des journalistes depuis le Misano World Circuit Marco Simoncelli, en prélude au Gran Premio Nolan del Made in Italy e dell’Emilia-Romagna.

Nous sommes allés écouter (via un logiciel de téléconférence) les propos du pilote français, qui a connu une première journée pour le moins difficile à Misano, et qui est crédité du 16e temps ce vendredi.

Comme à notre habitude, nous reportons ici les paroles de Fabio Quartararo sans la moindre mise en forme, hormis les questions en Français, qui font usage du tutoiement (fin d’interview).


 

Fabio, l’importance de cette première journée peut être relativisée, dans le sens où tout le roulage s’est effectué sur le mouillé alors que dimanche devrait être sec. Reste que la Yamaha a semblé être en difficulté sur le mouillé. Pourriez-vous nous dire pourquoi, et si vous savez comment remédier à ce problème ?

« Pour être honnête je suis content de nos performances sur une piste totalement détrempée, car j’avais plutôt de bonnes sensations sur la moto, et quand je me suis arrêté j’étais en septième position. J’étais donc plutôt content mais sitôt que la piste s’est mise à sécher, le comportement de la moto a été radicalement différent. »

« La moto ne voulait pas tourner, elle ne voulait pas se relever, elle n’avait plus de grip… Tous les problèmes que vous pouvez rencontrer dans ce type de conditions sont concentrés. Mais si on considère notre performance uniquement sur le mouillé, je pense que nous avons fait un gros pas en avant depuis la dernière fois que nous sommes venus ici, mais dans des conditions mixtes je ne comprends pas pourquoi cela se passe si mal. »

« Dans des conditions mixtes, je ne comprends pas pourquoi cela se passe si mal »

 

Vous avez déclaré en préambule du Grand Prix que vous aviez l’intention d’aborder ce weekend comme tous les autres. Est-ce que le fait de rouler sur le mouillé vous a justement empêché de trop penser au championnat, en vous forçant à vous concentrer essentiellement sur les réglages de la moto sous la pluie ?

« Franchement, aujourd’hui j’ai essayé de faire mon maximum pour figurer dans le top 10, ce qui était mon objectif. Mais dès que je suis reparti j’ai eu vraiment de mauvaises sensations, je n’avais plus aucun grip. Je me suis retrouvé une seconde plus lent alors que j’étais sur une piste qui était plus sèche que quelques instants auparavant. »

« A l’inverse, plusieurs pilotes qui avaient rencontré des difficultés quand c’était complètement mouillé ont réalisé un gros pas en avant dès que les conditions ont été mixtes. Nous devons donc vraiment comprendre pourquoi ça se passe si mal dans des conditions mixtes. Je ne parle pas que pour moi, mais pour tous les pilotes Yamaha. C’est quelque chose que nous devons élucider, et que nous devons améliorer. »

« Je me suis retrouvé une seconde plus lent alors que la piste était plus sèche »

 

A la fin des FP1, votre coéquipier Franco Morbidelli s’est montré soudainement très rapide, pendant que vous sembliez effectivement être davantage en difficulté. Avez-vous pu récupérer des informations auprès de lui, ou tout du moins en avez-vous discuté ensemble ?

« Pour être honnête j’ai simplement regardé ses données lorsqu’il était plus rapide que moi, c’est quelque chose de naturel. Quand vous êtes l’un des pilotes Yamaha les plus lents, toutes les informations sont bonnes à prendre. Je pense que j’ai beaucoup appris, mais quelque chose se passe mal, c’est évident, car dans des conditions mixtes nous nous devons impérativement de progresser, alors que sur le mouillé les Ducati sont au final très difficiles à battre. »

« Sur le mouillé encore plus que sur le sec, vous pouvez ressentir la différence de puissance entre les machines, notamment à l’accélération. C’est vrai que je suis un peu déçu de ne pas être dans le top 10, mais j’essaie tout de même de voir le verre à moitié plein, et je me dis que ce n’est pas tous les jours qu’on roule sur le mouillé, en particulier cette année. Cette première journée n’a certes pas répondu aux attentes, mais elle n’en demeure pas moins positive. »

 

Mais vous n’avez donc rien vu dans les données de Franco Morbidelli qui puisse vous ouvrir les yeux sur les raisons de votre manque de compétitivité aujourd’hui ?

« Non, rien en particulier qui puisse m’inciter à changer mon style de pilotage. C’est juste évident qu’il a été plus rapide que moi et que nous devons faire un pas en avant si nous voulons être au même niveau. »

Il va sans dire qu’Andrea Dovizioso connaît très bien la Ducati. Avez-vous discuté avec lui de la meilleure façon de prendre le dessus sur les machines italiennes, quelles que soient les conditions ?

« Oui, il m’a expliqué que c’était vraiment très difficile de battre les Ducati avec nos motos ! Sur le sec nous faisons cependant du bon travail, et à chacune de nos sorties nous faisons des progrès, même si ce n’est pour l’instant pas encore suffisant. »

 

Comment trouves-tu le circuit sur le plan du grip quand tu roules sur le mouillé ? On te voit souvent tangenter les lignes blanches et les vibreurs, est-ce que tu as aussi du grip quand tu es un peu limite au niveau des trajectoires ?

« C’est vrai que dès que je suis un peu hors trajectoire c’est plus difficile car le niveau de grip diminue. Mais franchement dans l’ensemble la piste propose pas mal d’adhérence, et je pense que c’est surtout compliqué quand la piste va en s’asséchant. Là ce n’est pas facile. »

Valentino Rossi disait hier que quand on se retrouve dans ta position, c’est-à-dire avec pas mal de points d’avance et la possibilité imminente de remporter un titre, alors il faut essayer d’aller décrocher ce dernier dans les meilleurs délais et ne surtout pas laisser pourrir la situation. Est-ce que tu trouves cet avis pertinent ?

« Chaque personne pense différemment, même si dans l’absolu il a beaucoup plus d’expérience sachant qu’il a remporté au total neuf titres en Grands Prix. Assez récemment je me suis dit qu’il fallait que je gagne ce weekend pour être Champion, mais ne pas faire d’erreur est aussi important. Me concernant je vais essayer d’être le plus calme possible et faire de mon mieux, et si je ne parviens pas à remporter le titre ici, eh bien ce sera pour Portimão. Mais dans tous les cas il ne faut pas se prendre la tête avec ça. »

 

MotoGP Misano – Résultats des temps combinés :

Crédit : MotoGP.com

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