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Cristian Gabarrini

Cristian Gabarrini n’est pas n’importe qui dans le paddock, et plus récemment dans le clan Ducati. Il a ainsi été le chef mécanicien de Casey Stoner qui le reconnait comme un des éléments indispensables qui lui ont permis de faire la carrière que l’on sait en MotoGP. Sa méthode de travail enrobée d’humilité à l’égard d’une machine qu’il faut plus comprendre que soumettre a fait des miracles chez un Australien au talent brut. L’Italien est aujourd’hui aux côtés de Pecco Bagnaia, et l’histoire semble se répéter…

C’est avec une joie sincère que Casey Stoner a retrouvé son ancien chez mécanicien Cristian Gabarrini en même temps qu’il remettait les pieds dans un paddock MotoGP après trois ans et demi d’absence. Le double champion du monde s’était alors souvenu : « j’avais toujours envie de travailler avec la moto et d’essayer de comprendre ce qu’elle voulait. Et mon ingénieur était aussi très, très bon. J’ai toujours été très content avec Cristian Gabarrini, c’était bien de travailler avec lui en ce sens ».

A Portimao, Casey Stoner était dans le garage Ducati, aux côtés de son ancien chef mécanicien et de Pecco Bagnaia, un rencontre qui a enthousiasmé Gabarrini : « ils arrivent à se comprendre dans une langue que nous ne connaissons pas et quand quelqu’un comme Casey vous fait des suggestions, quelqu’un comme Pecco les reçoit rapidement et avec beaucoup d’intérêt. Avoir un œil comme celui de Stoner qui peut facilement interpréter divers aspects de l’extérieur serait une aide supplémentaire. Mais logistiquement c’est quelque chose de compliqué ».

Gabarrini

Gabarrini : « à son arrivée chez Ducati, Bagnaia n’était en aucun cas un attaquant« 

Partant de là, l’Italien explique les atouts de son pilote qui est déjà désigné comme l’un des protagonistes, sinon le favori pour le titre 2022 : « c’est sympa et ça donne confiance : je suis d’accord pour dire que le package Bagnaia / Ducati est très compétitif » commence Cristian sur Moto.it. « j’ai toujours cru en lui depuis le début, j’ai toujours été convaincu qu’il avait le potentiel pour très bien faire. Cette année, il disposait d’un package technique très compétitif et tout est venu en conséquence, mis à part la malchance qui peut toujours arriver. Mais Quartararo méritait le titre : sa force était la régularité ».

Gabarrini identifie exactement où réside la force principale de son pilote : « au freinage. Aussi étonnant que cela puisse paraître aujourd’hui, à son arrivée chez Ducati, Pecco n’était en aucun cas un attaquant : il a compris comment la particularité des Desmosedici devait être exploitée. Seuls les vrais champions peuvent faire ça ».

Il faudra donc prendre très au sérieux Bagnaia sur la GP22 officielle en 2022, et d’autant plus que la consécration aurait pu arriver dès 2021… « Dans la première partie, nous avons raté de nombreuses occasions de gagner, mais dans la seconde, les résultats ont été constants. Il reste un peu de regret : il y avait le potentiel pour gagner le championnat du monde. La chute décisive a été celle du Mugello, alors qu’à Misano un choix risqué a été délibérément fait : ce n’est pas cet épisode qui a marqué le championnat du monde. Il y a eu d’autres faits décisifs, comme à Silverstone, quand Pecco est parti de la pole mais a ensuite terminé 14e ». Par pudeur, le chef mécanicien ne cite par Michelin dans cette déconvenue…

Au fait, sur ce statut de favori qu’on lui attribue déjà, Pecco Bagnaia a commenté : « je sais que mes adversaires me voient comme le favori dans la lutte pour le titre et cela me rend fier, mais je pense que le candidat numéro un est Quartararo, le champion en titre. Mais nous pouvons certainement vivre une belle saison en tant que protagonistes ».

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