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Mir

Pour une fois, tout semblait enfin s’aligner pour Joan Mir. Le Grand Prix de Hongrie avait basculé dans le chaos dès le premier virage après le spectaculaire carambolage provoqué par Jorge Martin, éliminant plusieurs candidats aux avant-postes et ouvrant soudainement la porte à un excellent résultat pour Honda.

Mais même lorsque la chance semblait enfin lui sourire, la saison 2026 du champion du monde MotoGP 2020 a trouvé le moyen de lui échapper une nouvelle fois. Résultat : un onzième abandon cette année. Et beaucoup de frustration.

Après la chute collective impliquant Marco Bezzecchi, Raul Fernandez, Fermin Aldeguer et Jorge Martin, la course prenait une tournure inattendue. Mir se retrouvait solidement installé dans le Top 10. Mieux encore : une huitième place semblait parfaitement à sa portée. Mais très tôt dans la course, un autre incident allait compromettre son Grand Prix.

Dans les premiers tours, Enea Bastianini commet une erreur. Le pilote KTM sort large avant de revenir vers la trajectoire. Sa moto percute alors la Honda de Mir. Les deux pilotes évitent miraculeusement la chute immédiate.

Les commissaires sanctionnent d’ailleurs Bastianini d’un Long Lap Penalty. Mais pour Mir, les dégâts sont déjà faits. « La moto était sérieusement endommagée. » Une phrase simple. Mais lourde de conséquences. « Je pense que j’ai chuté à cause de ça ».

Pendant plusieurs tours, Mir tente malgré tout de poursuivre sa course. Puis arrive cette chute inhabituelle au quinzième tour. Une glissade étrange. Presque incompréhensible. Le Majorquin pense pourtant avoir identifié la cause.

« Je pense que j’ai chuté pour cette raison, car le repose-pied était mal fixé. Il faut enquêter, car la chute était assez étrange. » Autrement dit, selon lui, les dégâts provoqués par le contact avec Bastianini auraient progressivement fragilisé la moto jusqu’à provoquer sa chute.

Une hypothèse qui expliquerait pourquoi la RC213V semblait devenir de plus en plus difficile à contrôler.

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Joan Mir : « J’avais des problèmes de pression du pneu avant »

Comme si cela ne suffisait pas, Mir devait aussi composer avec un autre problème. Coincé derrière Diogo Moreira, il voyait la pression de son pneu avant grimper dangereusement.  « J’étais derrière Diogo sans rien faire de particulier, car j’avais des problèmes de pression du pneu avant. »

Cette surpression l’empêchait d’attaquer. « J’avais le sentiment que la pression était trop forte, ce qui m’empêchait d’attaquer les autres pilotes. » Plutôt que de prendre des risques inutiles, Mir avait alors changé d’approche. « J’attendais donc un peu que Diogo et Jack fassent une erreur. » Une stratégie patiente. Qui n’aura finalement servi à rien.

« C’était une occasion à saisir » C’est probablement ce qui irrite le plus Joan Mir. Il savait parfaitement que le scénario de course lui offrait une rare opportunité de marquer de gros points. « Je pense que j’aurais pu faire mieux, mais cette chute est vraiment malheureuse. »

Puis il ajoute : « c’était une belle occasion de marquer des points ; à cause des incidents du début de course, de nombreux pilotes rapides n’ont pas pu terminer. C’était donc une opportunité. » Une opportunité qui ne se présente pas souvent à Honda cette saison.

Malgré cet abandon, Mir refuse toutefois de repartir complètement découragé. Le week-end hongrois a permis à Honda de retrouver une direction technique plus prometteuse. Après plusieurs courses passées à tester une configuration introduite à Barcelone, l’équipe est revenue à une base plus traditionnelle. Et immédiatement, les sensations sont revenues.

« Nous utilisions une configuration ancienne lors de la course et j’ai pu mieux piloter. C’est donc le seul point positif de ce week-end. » Mir estime même que certaines expérimentations menées depuis Barcelone les avaient éloignés de la bonne voie. « Nous sommes revenus au réglage standard et c’était beaucoup mieux. » Le bénéfice est immédiat : « J’ai pu attaquer davantage avec l’avant, comme je le souhaitais. » Un maigre lot de consolation après un nouvel abandon.

Mais dans une saison MotoGP Honda cherche encore sa direction et où Joan Mir collectionne les coups du sort, retrouver de bonnes sensations avec le train avant représente déjà un petit pas en avant. Même si, dimanche à Balaton Park, il avait probablement les moyens de repartir avec bien plus qu’une simple satisfaction technique.

 

 

 

 

 

 

 

 

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