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Nous perpétuons notre habitude de vous reporter intégralement les propos de Johann Zarco, de façon brute, donc sans aucune mise en forme ou déformation journalistique.

A côté de la communication parfois un peu formatée des traditionnels communiqués de presse, les échanges entre le pilote français et les journalistes dans l’hospitalité du team Monster Yamaha Tech3 sont d’une richesse et d’une simplicité que les vrais passionnés apprécieront (vous pouvez retrouver tous ses débriefings passés dans notre rubrique “Interviews“).

Il y a toujours le petit détail qui fait plonger chaque jour davantage les passionnés en immersion dans le monde de la MotoGP…


Dans la hiérarchie des circuits du championnat, où places-tu Assen ?

« Le souvenir que j’ai d’Assen, au départ c’est un circuit où j’ai du mal en 125cc. Par contre, en Moto2, j’ai fait un chrono de folie en 2015 et j’ai gagné la course de belle manière aussi. Ca ne s’est pas répété en 2016 car on a eu une course un peu écourtée. Donc c’est difficile à dire. Là je vois qu’en Moto2 et en MotoGP, il y a une belle différence entre un tour chrono et un rythme de course. Et ça, il faut être prudent là-dessus et c’est pour ça, à mon avis, que Rossi est souvent aux avant-postes, parce qu’il sait d’avance le rythme qui se fera en course et il arrive déjà à se caler là-dessus. Ça lui permet d’être meilleur en course ».

Penses-tu que le travail que tu as fait pendant les essais à Barcelone peut aussi t’aider à être compétitif sur cette piste ?

« Oui. J’espère. Mais surtout sur le côté pilote, caractère, tranquillité sur la moto,  parce que sur l’évolution des réglages, mieux comprendre la moto, ça c’est à Guy qu’il faut demander. Mais pour ma part, je me suis remis dans des conditions mentales meilleures ».

La barbe, c’est pour tenir le casque ?

« Oui, il déprime le type. Il n’est plus devant alors il ne se rase plus (rires). Non, c’est juste que j’ai oublié de me raser, parce que je ne me prends plus la tête ».

Le test à Barcelone, c’était plus en mode roulage…

« Oui. Maintenant, concernant le but des tests du lundi, j’ai dit à l’équipe « FP1, FP2, FP3, 5 tours chronos, maintenant je sais faire. Si à un moment donné on est un peu en perdition, il faut se remettre dans les 10. Je sais faire aussi. On commence à gérer et on est compétitif ». Malheureusement, ça fait 2 courses où on a trop de mal en course, et finalement c’est la course de dimanche le moment le plus important. Donc lundi j’ai voulu partir en piste et enchaîner des longs runs, et j’ai presque fait deux simulations de course pour voir ce qu’on pouvait changer et ce que moi je pouvais appréhender différemment. J’ai voulu me faire une sorte de reset sur une longueur de course ».

C’était positif ?

« Oui ! Durant le premier essai de course, on était sur un rythme de podium, puis, en essayant un autre pneu, on était comme le dimanche. Ca a aussi permis de voir ma réaction sur la moto et de voir qu’après plus de 20 tours je peux arriver très frais. Tout dépend de comment je me fais monter la pression sur moi-même ».

Tu as donc pu détecter quel était le problème durant la course ?

« Il y a un stress de course qui monte, et là, dernièrement, il est peut-être trop monté, ce qui m’a enlevé du potentiel ».

Vous pouvez retrouver tous les débriefings quotidiens de Johann Zarco dans notre rubrique “Interviews

 

 

 

 

 

 

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