Andrea Dovizioso pensait avoir connu le pire en Argentine l’an passé. Accroché par son équipier Iannone en vue de l’arrivée, DesmoDovi voyait un podium s’envoler et Ducati un beau résultat d’ensemble s’évanouir. Mais cette année, Termas de Rio Hondo a été pire pour les rouges. Hors du top 12 après les qualifications, une première depuis Laguna Seca 2006, aucune machine officielle de Borgo Panigale ne voyait l’arrivée. Et Dovizioso était une fois encore la victime collatérale d’un concurrent en perdition. Aleix Espargaró ? Certes. Mais Danilo Petrucci aussi.

Car c‘est bien contre le pilote Pramac, équipé de la GP17, que Dovizioso nourrissait son ressentiment. Et non contre l’aîné des Espargaró qui l’avait pourtant accroché en perdant le contrôle de son Aprilia : « bien sûr l’erreur est venue d’Aleix, mais tout est parti d’une situation créée par Petrucci ». Il explique : « lorsque j’ai rejoint Danilo, son pneu arrière était mort. Il pilotait d’une façon qui n’était pas normale. Il ralentissait beaucoup de pilotes, il en faisait trop. Tout le monde fait avec son style de pilotage, mais là, il ne combattait pas dans les règles ».

« J’ai essayé de le passer à l’intérieur, mais il freinait plus fort et il me fermait la porte. J’ai failli le heurter plusieurs fois et lors de la dernière occasion, j’ai dû sortir de la trajectoire. Aleix s’est engouffré à l’intérieur mais il a perdu l’avant de sa moto. C’est son erreur, mais le responsable de cette situation c’est Danilo ».

Décidément, il est difficile de se faire des amis chez Ducati et c’est encore en Argentine que les scènes de ménage se produisent dans le clan de Bologne. Ceci dit, Dovi a traîné un problème d’adhérence du début jusqu’à sa triste fin à Termas de Rio Hondo : « j’étais bien parti, j’avais gagné des places et j’avais rejoint les pilotes jouant la cinquième place. Mais je n’avais pas la vitesse nécessaire. Nous n’avons jamais eu assez d’adhérence sur le pneu arrière de tout le week-end. A chaque séance d’essais, on s’est débattus avec ça. Je n’ai jamais pu freiner correctement et en sortie de virages on souffrait vraiment. Alors une cinquième place aurait vraiment été bonne au vu des circonstances ».

Mais il n’y aura pas eu de consolation. Que de la frustration : «  je pense que la source de nos problèmes a été le pneu et la piste qui offraient une adhérence précaire. Des trois pneus qui étaient proposés, aucun n’a offert une bonne adhérence. Il faut assimiler ça et travailler pour que ça ne se reproduise plus. Ceci dit, Bautista a réalisé un beau résultat alors on doit être capable de mieux travailler ».

Une dernière remarque bien sentie faite à ses troupes. Sur une GP16 au sein du team Aspar, Bautista a fini quatrième après une course solide. Au terme des qualifications, le même team Aspar avait placé Abraham et sa GP15 sur la première ligne de la grille de départ. De quoi s’interroger, en effet. On rappellera que Lorenzo n’a pas plus vu l’arrivée que Dovizioso, après que le Majorquin ait accroché Iannone dès l’abord du premier virage une fois les fauves lâchés…



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