Tout n’avait pas si mal commencé pour Johann Zarco dans ce Grand Prix d’Argentine qui aurait pu marquer le début d’une réconciliation entre le pilote français et la moto autrichienne. Mais ça n’a pas duré et tout a recommencé à tomber de Charybde en Scylla. Pire même, l’officiel KTM a vécu ce qu’il craignait le plus : être dominé par le débutant Oliveira du team Tech3 allié de l’usine de Mattighofen. Au bilan, il ramène un point de Termas. Mais uniquement parce que deux pilotes sont tombés devant lui en vue de l’arrivée.

Comme si cela n’était déjà pas assez compliqué comme ça, le compatriote d’un Quartararo qui a fini huitième avec son ancienne Yamaha a bien manqué percuter au départ Lorenzo. Ce dernier avait confondu le bouton commandant la mise à feu de sa Honda avec celui du limiteur de régime pour les stands… « Je ne sais pas quel problème a eu Lorenzo devant moi, mais il n’est tout simplement pas parti. J’ai dû freiner très fort pour l’éviter. Il s’est retrouvé dernier et moi avant dernier. J’ai perdu beaucoup de terrain sur mes adversaires que je n’ai jamais pu combler ensuite. Je n’ai eu que des problèmes jusqu’à la fin de la course ».

Il raconte son calvaire : « pour le moment, j’ai du mal à contrôler ma moto. Et ça ne fait qu’empirer au fur et à mesure que la course s’écoule. Je me dépense aussi beaucoup sur la moto. J’étais normalement en dehors des points. Crutchlow et Bagnaia m’ont dépassé sur la fin. Mais dans le dernier tour, je me suis retrouvé dans les points parce que deux pilotes devant moi sont tombés. C’était Viñales et Morbidelli ».

L’équipier d’un Pol Espargaró douzième a rendu 33s à l’intouchable vainqueur Marc Márquez, en 25 tours, et il regrette un passif de huit secondes sur Miguel Oliveira, treizième… « C’est dur de rentrer à la maison avec ça » reconnaît le double Champion du Monde de Moto2. « Je ne peux pas faire ce que je veux pour le moment. Je me bats avec la moto et ça m’épuise. Je ne peux pas faire les mouvements que je fais d’habitude et que j’ai appris. Lorsque la moto commence à glisser, ça devient très compliqué. A la fin, je suis vidé ».

Il termine sur Speedweek en s’accrochant à ses repères : « je dois me détendre le plus possible. Je dois aussi travailler avec mon équipe pour améliorer les choses et je dois également travailler sur moi-même. Plus tard, on recevra de nouvelles pièces. Pol et Miguel ont fait une belle course. Si je peux me rapprocher d’eux, voire même être le meilleur pilote KTM, ce sera une grande satisfaction. Mais pour avancer, il faut autre chose, que je n’ai pas. C’est une épreuve pour moi, de laquelle je veux tirer le positif. Tout ce que tirerai de cette expérience me rendra plus fort pour la suite ».

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