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La participation aux 8 heures de Sepang de Valentin Debise, alias VD53 dans nos colonnes, a été annoncée tardivement.

Nous avons néanmoins pu joindre le pilote français pour connaître ses objectifs ainsi que son programme 2020…

Valentin Debise, pourquoi cette annonce tardive ?

« Franchement, je tenais vraiment à participer à cette course. Comme toutes les places dans les teams officiels sont prises depuis longtemps, je voulais rouler dans un des teams que je connaissais déjà, qui sont au nombre de deux. J’ai vite trouvé un accord avec le premier mais ce dernier a changé d’avis après quelques temps, et j’ai donc ensuite trouvé un accord avec National Motos qui n’était pas sûr initialement de participer à cette course. C’est pour cette raison qu’il me semblait naturel au début de me diriger vers une équipe qui était certaine de faire la course. Au final, les choses se sont bien mises en place car je connais très bien et je m’entends bien avec National Motos : je connais très bien les deux patrons, je connais l’équipe et je sais à quoi m’attendre. De plus, celui qui est en charge des datas chez eux, Damian Sapinski, est quelqu’un avec qui j’ai travaillé en mondial Supersport et que j’ai ensuite placé chez National Motos. Donc je ne pars pas dans l’inconnu et j’ai confiance dans toute l’équipe. »

Qui sera ton coéquipier ?

« Hikari Okubo, un jeune Japonais qui a récemment mis du gaz en mondial Supersport. Il était coéquipier de Lucas Mahias et, de mémoire, il est rentré quelque fois dans le top cinq. C’est un garçon qui a déjà roulé avec National Motos au Mans. Je ne le connais pas particulièrement mais c’est vrai que je le suis depuis qu’il a roulé sous les couleurs jaunes et bleues : il progresse bien et nous devrions être suffisamment homogènes pour que tout se passe bien. »

Quel est l’objectif pour cette course à Sepang ?

« La moto semble avoir bien évolué depuis la dernière fois que j’ai roulé dessus, mais l’objectif principal reste de faire une course au mois de décembre au lieu de rester à la maison à faire du vélo. Ça permet de garder le rythme dans une période où, normalement, on ne roule pas trop. Ensuite, j’espère que tout se passera de la façon la plus fluide possible, que nous ne commettront pas d’erreur et ne connaîtront pas d’incident, que ce soit pour la mécanique où les pilotes. Une course outre-mer, ça va être nouveau pour le team donc il peut y avoir des petits aléas mais le but reste d’essayer d’avoir le plus possible un week-end sans histoire. Si on y arrive, on sait qu’on sera bien positionné à la fin. »

Concrètement, cela veut dire combien ?

« Je n’en ai pas encore parlé à Hikari, mais si vous me demandez un pilote ce qu’il veut faire, c’est gagner ! Après, de façon objective, je ne pense pas qu’on puisse gagner, mais le top 8 est sans doute quelque chose de faisable si on met tout bout à bout. »

Tu pars dans combien de temps ?

« Départ dimanche ! Tout est prêt depuis un moment, même si cela n’a été annoncé que maintenant. »

Comment se présente ta saison 2020 ?

« D’un côté, je cherche toujours des pistes en Superbike en Amérique. Il y a une piste qui m’intéressait très fortement qui vient de se refermer, pour des questions de budget, comme d’habitude. J’ai encore deux ou trois autres possibilités, que ce soit aux USA ou dans d’autres championnats, donc je n’ai pas encore pris de décision. D’une manière générale, et hormis en MotoGP, les mouvements des pilotes dans les teams sont assez lents et les décisionnaires prennent de plus en plus leur temps. Si je voulais rouler bénévolement, je pourrais bien sûr signer demain, mais le but est quand même de pouvoir avoir un salaire décent pour pouvoir continuer mon entraînement comme il se doit. »

D’autre part, j’ai toujours une activité de pilote d’essais pour Michelin. Je n’en fais pas trop état mais on a énormément de roulages et de travail, ce qui me plaît beaucoup. C’est toujours très intéressant de tester des pneus différents et d’avoir la capacité de s’y adapter et de fournir des commentaires les plus précis possibles. Le fait de très bien connaître les pneus, ça m’aide aussi lors de mes courses, surtout quand il y a un manufacturier unique car je gère généralement beaucoup mieux mes pneus que les autres pilotes qui n’ont pas l’habitude de faire ce genre de travail. Arriver également à pouvoir dissocier la source des problèmes, entre la moto, les pneus, le moteur ou les suspensions. »
« Comme, en plus, on fait énormément de tours à chaque journée de roulage, ça me permet de rester en forme et de garder le rythme. Donc pour moi, ce n’est que du positif et ça se passe très bien : j’ai de très bonnes relations avec toute l’équipe. »

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