L’équipe Suzuki Endurance Racing a remporté son 16e titre de champion du monde d’endurance lors de la quatrième et dernière manche à Estoril au Portugal.

Étienne Masson, Gregg Black et Xavier Siméon ont effectué 416 tours du circuit d’Estoril au guidon de leur GSX-R1000 pour terminer les 12 Heures d’Estoril en quatrième position et remporter le titre mondial avec 18 points d’avance sur les vice-champions du YART.

Le SERT a pris le départ de la course en quatrième position sur la grille de départ samedi matin. Gregg Black a fait le premier relais et, comme d’habitude, il a réalisé une bonne performance dès le début de la course en réussissant le holeshot.

Tour après tour, le SERT a imposé son rythme en restant près des leaders, mais sans prendre de risques. La première partie de l’épreuve s’est déroulée selon le plan de bataille de Damien Saulnier, le directeur de l’équipe. Ainsi, à la huitième heure, la Suzuki n°2 était quatrième au classement provisoire et a obtenu un bonus de sept points.

Masson, Black et Siméon ont ensuite assuré des relais très rapides afin de maintenir la pression sur leurs principaux rivaux. Mais la magie de l’endurance réside aussi dans ses rebondissements, et lors de cette finale sous pression, le SERT n’a pas été épargné : Deux avertissements mécaniques (support moteur et sélecteur de vitesse) au cours des huitième et dixième heures de course n’ont pas posé de problème majeur au personnel technique très efficace du SERT qui a réussi à réparer rapidement sans perdre beaucoup de temps.

Damien Saulnier, Directeur de l’équipe : « J’ai une pensée pour l’ancienne équipe SERT, sans laquelle nous ne serions pas ici aujourd’hui. Je pense aussi à Vincent Philippe qui était avec nous pour la victoire au Bol d’Or. Mais je suis aussi très fier de ma nouvelle équipe. Le SERT a toujours été une grande histoire humaine et il est important pour moi de continuer dans cette direction. Je tiens également à remercier nos partenaires, Dunlop, Motul, Yoshimura et bien sûr tous les autres qui nous ont beaucoup aidés et avec qui nous allons continuer l’aventure. »

Gregg Black : « L’année dernière, nous avons raté le titre. Mais nous l’avons eu en 2020 avec une nouvelle équipe. L’année a été compliquée et cette dernière course n’a pas été facile non plus car nous avons dû gérer notre avantage au championnat. Mais nous sommes restés concentrés sur notre objectif jusqu’à la fin. Le SERT est une grande équipe. Je suis très heureux d’en faire partie et j’espère vivre encore beaucoup de grands moments au sein de cette famille. »

Étienne Masson : « Ce titre me rend extrêmement heureux ! Je le poursuis depuis 2016, depuis l’accident d’Anthony. Ce qui s’est passé ensuite était très compliqué. Nous devions nous relever et nous battre tous les jours. Ensuite, nous avons dû gérer le nouveau SERT et repartir presque à zéro. Enfin, nous avons dû gérer le départ de Vincent et l’arrivée d’un nouveau pilote. Il y avait beaucoup de choses à gérer, mais tout a très bien fonctionné dès le début. La concurrence est de plus en plus rude, mais le SERT n’abandonne jamais. »

Xavier Siméon : « Ce n’est pas facile de s’adapter à la course d’endurance quand on vient du MotoGP. Mes coéquipiers avaient quelques doutes, et moi aussi j’avais des doutes. Néanmoins, j’ai été chaleureusement accueilli et, pour les remercier, je me suis donné à 100% lors des courses. Je ressens quelque chose de spécial pour cette équipe. Mon père faisait partie de la famille il y a 20 ans, puisqu’il était concessionnaire Suzuki. Quant à moi, j’ai également été champion d’Europe avec Suzuki. J’espère qu’à l’avenir, je pourrai aussi fêter un titre complet avec le SERT ! »



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