La FIA pourrait bientôt frapper très fort sur le plan technique. Après les premières inquiétudes apparues autour des monoplaces 2026 et de leur gestion énergétique, l’instance dirigeante réfléchirait désormais à des changements aérodynamiques majeurs afin de corriger plusieurs problèmes devenus préoccupants.

FIA : la récupération d’énergie au cœur des inquiétudes
Depuis l’introduction des nouvelles règles moteur, la question de la récupération d’énergie est devenue un sujet explosif dans le paddock. Les ingénieurs ont rapidement compris que les voitures généraient davantage d’appui que prévu, compliquant fortement le travail du système hybride. Résultat : les zones de freinage deviennent trop courtes pour permettre au MGU-K de récupérer suffisamment d’énergie, notamment avec les futurs systèmes capables d’atteindre 350 kW.
Pour répondre à cette problématique, la FIA envisagerait désormais de réduire drastiquement l’appui aérodynamique global des voitures.
Aileron avant, fond plat : plusieurs zones visées
Selon les premières indiscrétions venues d’Angleterre, plusieurs éléments pourraient être modifiés dès les prochaines évolutions réglementaires. Les discussions porteraient notamment sur : l’aileron avant, le fond plat et certaines appendices aérodynamiques situées autour des roues avant. L’objectif serait simple : ralentir légèrement les voitures dans les virages afin d’allonger les phases de freinage et permettre une récupération d’énergie plus efficace.
Un changement qui pourrait profondément modifier le comportement des futures F1… mais aussi le spectacle en piste.
Tombazis reconnaît un problème inattendu
Du côté de la FIA, Nikolas Tombazis a reconnu que les performances aérodynamiques actuelles dépassaient largement les estimations initiales.
« Les voitures ont été plus rapides que prévu dès le départ. »
« Les équipes ont généré davantage d’appui aérodynamique, ce qui réduit les possibilités de récupération d’énergie au freinage. »
Des déclarations qui confirment que la FIA commence sérieusement à s’inquiéter de l’équilibre global des futures réglementations.
Les équipes divisées sur les solutions
Reste désormais un immense obstacle : convaincre les équipes. Toute modification importante du règlement technique nécessitera l’approbation des écuries, sauf si la FIA décide d’utiliser l’argument de la sécurité pour imposer les changements. Car derrière cette réflexion énergétique se cache également un autre sujet sensible : les charges exercées sur les pneumatiques.Réduire l’appui pourrait permettre de diminuer certaines contraintes sur les pneus et limiter les risques d’usure excessive ou de défaillance à haute vitesse.
Pirelli surveille déjà l’évolution des charges
Chez Pirelli Motorsport, la situation reste suivie de très près. L’ingénieur en chef Simone Berra estime que l’évolution des monoplaces cette saison est particulièrement agressive.
« Le développement sera très important cette année. » « Nous devons surveiller constamment les performances et les charges réelles générées par les voitures. »
Même si aucun problème critique n’a encore été détecté, plusieurs équipes auraient déjà signalé des charges légèrement supérieures aux projections réalisées en début d’année.
Barcelone pourrait devenir un tournant
Le prochain rendez-vous de la FIA pourrait être le Grand Prix d’Espagne à Barcelone, un circuit réputé pour révéler le véritable potentiel aérodynamique des voitures. Les données récoltées là-bas pourraient fortement influencer les futures décisions de la FIA concernant les règles 2027 et 2028. Une chose est sûre : la bataille autour des moteurs hybrides et de l’aérodynamique ne fait que commencer… et elle pourrait transformer profondément la Formule 1 des prochaines années.
































