Le climat se tend sérieusement dans le paddock de la Formule 1. Zak Brown a décidé de sortir du silence concernant les rumeurs d’un rapprochement capitalistique entre Mercedes et BWT Alpine F1 Team. Et le patron de McLaren ne cache plus son inquiétude face à ce qu’il considère comme une menace pour l’équilibre du championnat.

Brown refuse une F1 contrôlée par des alliances
Depuis plusieurs semaines, des discussions autour d’une possible entrée de Mercedes dans le capital d’Alpine agitent discrètement le paddock. Le constructeur allemand pourrait récupérer une participation minoritaire via le fonds Otro Capital, déjà impliqué dans l’équipe française. Même limitée, cette opération soulève déjà de nombreuses interrogations au sein des autres structures de la grille.
Pour Brown, le problème dépasse largement une simple question financière.
Le dirigeant américain estime que la FIA doit empêcher la création de liens trop étroits entre plusieurs écuries. Selon lui, la Formule 1 risque progressivement de perdre son indépendance sportive si certaines équipes commencent à fonctionner comme des groupes reliés stratégiquement.
« Il faut protéger la crédibilité du championnat », aurait confié Brown dans plusieurs échanges récents avec les médias spécialisés. Le patron de McLaren considère que les règlements actuels ne sont plus adaptés à l’évolution économique moderne de la F1.
Depuis longtemps, la proximité entre Oracle Red Bull Racing et Racing Bulls nourrit déjà les débats. Mais Brown craint désormais que ce modèle ne devienne la norme si aucune limite claire n’est fixée par la FIA.
Selon lui, les risques concernent autant les transferts de personnel que les échanges de données techniques ou les stratégies en course. À terme, certaines équipes pourraient bénéficier d’un avantage indirect considérable face aux structures totalement indépendantes.
La FIA poussée à réagir rapidement
Face à cette situation, Brown aurait adressé un document détaillé à Mohammed Ben Sulayem afin d’alerter la fédération sur les conséquences possibles d’une multiplication des participations croisées en F1.
Le sujet commence d’ailleurs à prendre de l’ampleur dans le paddock. Plusieurs dirigeants suivent avec attention les discussions autour d’Alpine et Mercedes, conscients que ce dossier pourrait créer un précédent majeur pour l’avenir du championnat.
La question est particulièrement sensible dans une discipline où les écarts de performance se jouent parfois sur des détails minimes. Toute proximité stratégique entre deux équipes pourrait rapidement devenir source de suspicion.
Une bataille politique qui ne fait que commencer
Au-delà du cas Alpine, cette affaire révèle surtout les tensions grandissantes autour du modèle économique actuel de la Formule 1. Entre les constructeurs, les fonds d’investissement et les alliances techniques, la frontière entre coopération et conflit d’intérêts devient de plus en plus floue.
Zak Brown veut désormais pousser la FIA à clarifier rapidement les règles avant que la situation ne devienne incontrôlable. Car dans le paddock, beaucoup redoutent qu’une F1 dominée par des groupes liés financièrement ne finisse par affaiblir l’équité sportive du championnat.
Et si le dossier Mercedes-Alpine continue de progresser dans les prochains mois, la bataille politique pourrait rapidement devenir l’un des grands feuilletons de la saison 2026.





























