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Ce soir, il pleut toujours sur le circuit du Red Bull Ring en Autriche. Et c’est bien ce qui pose problème à Valentino Rossi, puisque ce dernier ne figure qu’en 11e position au terme de cette première journée en Autriche… et que la météo (forcément peu fiable en zone montagneuse) prévoit également des averses demain.

Autant dire que le passage en Q1 est une menace possible, soit une situation inhabituelle pour le pilote Yamaha, qui la doit à une FP2 sur le mouillé et une FP1 perturbée par un bris de couronne sur sa M1 numéro 1.

Avec des écarts de 1,054 seconde sur Andrea Dovizioso sur le sec et 2,332 secondes sur Marc Marquez sur le mouillé, le pas à faire sera grand et le Docteur en est conscient…

« Il ne sera pas facile d’entrer dans le top 10 demain en FP3. Pour le moment nous ne sommes qu’à la onzième position. C’est la piste la plus difficile du calendrier pour notre moto. Nous l’avions déjà ressenti ici en 2017, lorsque nous n’avons atteint que les 6e et 7e places. L’écart avec le haut est grand, à la fois sur le mouillé et sur le sec. Sur le mouillé, il me manque plus de deux secondes ».

Un écart en FP1 inhabituel, expliqué aussi en partie par la rupture de sa couronne…

« La couronne s’est cassée. Pas étonnant puisque vous devez accélérer trois fois en première vitesse à chaque tour. Mais c’était ma moto numéro un. L’autre moto était complètement différente. Je ne me sentais pas à l’aise dessus et c’est pour ça que je ne suis pas dans le top 10. Mais je suis convaincu que j’ai plus de potentiel. Je pense que nous pouvons rattraper quelque chose dans la FP3. J’aurais été plus rapide avec ma moto numéro un ».

En FP2, Valentino Rossi a roulé jusqu’à la fin de séance…

« En fait, je ne suis resté que pour faire des essais de départ (rires). C’était intéressant de tester la M1 sur le mouillé car nous n’en avions pas eu la chance depuis longtemps, et je me débrouille bien avec la nouvelle moto, en termes de freinage et d’entrée en virage. Mais sur le mouillé, notre problème d’électronique est plus prononcé, tout comme l’écart avec la tête . Cet après-midi, j’avais deux secondes de retard. Nous pouvons faire mieux sur le sec mais ce sera difficile quand même ».

Les progrès seront possibles, mais la marche reste haute…

« Nous avons quelques points forts avec notre moto, que nous devons exploiter. Les zones de freinage sont ici très importantes. La Yamaha n’est pas mauvaise au freinage. Nous y sommes proches des Ducati et Honda. Mais nous souffrons encore beaucoup lorsque nous accélérons. Mais nous avons des avantages avec la vitesse de passage en virage. Nous pouvons l’utiliser sur des tracés comme Brno ou au Mugello. Mais ici, en Autriche, c’est plus difficile, parce que nous avons moins de courbes de ce genre. Nous devons nous améliorer dans certains domaines, nous y travaillons, y compris le freinage. Ça, c’est sûr. Cependant, cela semble difficile parce que les écarts sont très importants. Les Ducati et Márquez seront difficiles à battre ici ».

Le leader de Yamaha commence même à s’inquiéter pour sa place de deuxième au classement mondial…

« La Ducati me donnera beaucoup de problèmes. Ducati a eu quelques accidents et quelques problèmes durant la première moitié de la saison. Nous n’avons qu’un zéro en Argentine, ce qui me place deuxième au Championnat du monde. En dehors de l’Argentine, dans la première partie de la saison, j’ai été dans le top cinq à chaque course et, bien que je n’aie pas gagné, j’ai marqué plusieurs podiums  Jusqu’à présent, nous avons bénéficié de notre régularité. Je les devance car ils ont eu de la malchance et ont commis des erreurs. Il sera difficile de maintenir ma position contre Dovi et Lorenzo. Dimanche, il sera important de ramener des points à la maison, je pense qu’il sera difficile de terminer devant eux. A Brno, j’étais heureux d’avoir pris la quatrième place dans le dernier tour ».

Sous la pluie, Rossi a monté une sorte de déflecteur supplémentaire devant le pneu arrière…

« Cela aide contre l’aquaplaning et, en effet, c’est très glissant car beaucoup d’eau reste à la surface. Le point le plus dangereux est le freinage du virage 4, où vous freinez en penchant la moto, mais il y a aussi beaucoup d’aquaplaning tout au long de la ligne droite. Nous avons essayé un déflecteur à l’avant de la roue arrière : cela fonctionne, mais il sera dangereux de courir s’il pleut beaucoup ».

Classement Grand Prix d’Autriche Red Bull Ring MotoGP FP1 : 

Crédit classement : MotoGP.com