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L’avenir nous le confirmera ou pas, mais si l’on devait dater le moment précis où le pouvoir a changé de mains en MotoGP, ce serait sans doute le dimanche 31 mai 2026, sur le circuit du Mugello, où le Grand Prix d’Italie, théâtre depuis des années de l’hégémonie Ducati, a été le théâtre d’un véritable séisme : Aprilia n’a pas seulement gagné, elle a humilié la maison mère de Borgo Panigale en s’offrant un retentissant doublé, quelques jours à peine avant cette  FP1 sur le circuit de Balaton Park en Hongrie, où les Grands Prix se rendent pour la deuxième fois.

Après un vendredi où les Ducati ont relevé la tête sur le tracé italien, Aprilia a envoyé un signal fort le lendemain, Jorge Martin (Aprilia Racing) portant d’abord le record de vitesse de pointe à 368,6 km/h en FP2, puis Marco Bezzecchi (Aprilia Racing) pulvérisant le record du tour en 1’43.921 en qualification, effaçant des tablettes la précédente référence d’un Marc Marquez (Ducati Lenovo Team) absent.

Humiliation ultime pour les Rouges, trois RS-GP monopolisaient la première ligne de la grille de départ : l’affaire était déjà quasiment entendue, rapidement concrétisée par Raul Fernandez (Trackhouse MotoGP Team) et Jorge Martin dans le Sprint, Marco Bezzecchi et Jorge Martin dans le Grand Prix.

Face à cette déferlante écrasante de Noale, Fabio Di Giannantonio (Pertamina Enduro VR46 Racing Team) et Francesco Bagnaia (Ducati Lenovo Team) ont sauvé comme ils ont pu les troisièmes marches du podium, mais le constat est amèrement admis par le clan de Bologne, Davide Tardozzi admettant sans fard : « Ils étaient meilleurs que nous et sont plus rapides depuis le début de la saison. »

3e du championnat après Austin, Pedro Acosta (Red Bull KTM Factory Racing) actuellement 4e se voit maintenant à portée de tir des deux Aprilia satellites de Ai Ogura (Trackhouse MotoGP Team) et Raul Fernandez (Trackhouse MotoGP Team). 

Et l’ogre Marc Marquez (Ducati Lenovo Team) dans tout ça ? Contraint de se transformer en petit poucet le temps de retrouver 100% de sa forme physique, il est loin de lâcher prise et devrait rapidement monter en puissance.
En attendant, avec deux Grands Prix manqués, il a laissé passer son coéquipier Francesco Bagnaia (Ducati Lenovo Team) revigoré lors des deux derniers GP…

Juste derrière le Catalan se trouve son frère Alex Marquez (BK8 Gresini Racing MotoGP), malheureusement lui aussi blessé et bien loin d’honorer son pseudo de « Mister P2 » cette année.

Fermin Aldeguer (BK8 Gresini Racing MotoGP) complète le top 10, à 114 points du leader.

Plus de 10 unités derrière se situe un groupe relativement compact composé de Luca Marini (Honda HRC Castrol), Brad Binder (Red Bull KTM Factory Racing), Enea Bastianini (Red Bull KTM Tech3), Franco Morbidelli (Pertamina Enduro VR46 Racing Team), Fabio Quartararo (Monster Energy Yamaha MotoGP) et Johann Zarco (CASTROL Honda LCR).

Du côté des blessés, ce dernier est remplacé par Cal Crutchlow dans le team LCR alors qu’Iker Lecuona prendre la guidon des Ducati d’Alex Marquez chez Gresini.

Voilà pour un rapide tour d’horizon de la situation. MotoGP Hongrie Balaton FP1

Téléchargez le programme officiel ici

Pour écrire ce huitième chapitre de la saison MotoGP 2026, il faudra parcourir 13 fois le tracé de 4075 mètres lors du Sprint de samedi et effectuer 26 boucles le dimanche.
Le MotoGP est revenu en Hongrie en 2025 pour la première fois depuis 1992. Avant la saison dernière, seuls deux Grands Prix avaient été disputés sur le sol hongrois, et tous deux sur le Hungaroring.
Le premier Grand Prix de Hongrie a eu lieu en 1990, lorsque le quintuple Champion du monde MotoGP Mick Doohan a remporté la première victoire de sa carrière dans la catégorie reine.
En 1992, le MotoGP est revenu au Hungaroring et c’est une autre légende de la discipline, Eddie Lawson, qui s’est imposée. Il s’agissait alors de sa dernière victoire en Grand Prix ainsi que du premier succès de Cagiva dans la catégorie reine.
En 2025, le MotoGP a effectué son retour en Hongrie sur le tout nouveau circuit de Balaton Park. Le tracé est devenu le 75e circuit différent à accueillir un Grand Prix de la catégorie reine, et le 32e de l’ère moderne. Il fait partie des six circuits du calendrier actuel tournant dans le sens inverse des aiguilles d’une montre, aux côtés d’Aragón, Austin, Sachsenring, Phillip Island et Valence.

Très typé « stop and go », Balaton Park ne présente pas de difficultés particulières pour Michelin et Brembo.

Déclaration de Piero Taramasso, manager de la compétition deux-roues Michelin Motorsport

« Le Balaton Park Circuit est un tracé relativement court, dont la ligne droite principale est limitée à 665 mètres. Il s’agit d’un circuit plutôt lent mais particulièrement technique, offrant un bon niveau d’adhérence grâce à un asphalte très récent. L’intégralité de la piste a été resurfacée en 2025, garantissant à nos partenaires de bonnes conditions de roulage. La surface se montre par ailleurs peu agressive pour les pneumatiques, avec un niveau d’usure globalement modéré dans ce contexte. À la suite de l’épreuve disputée en 2025, durant laquelle nous avions proposé trois options de gomme à l’avant, nous avons choisi de retenir uniquement les mélanges Soft et Medium pour la roue avant, identiques à ceux utilisés l’an dernier.

Le choix sera également inchangé pour le pneu arrière, avec une construction asymétrique dotée d’une épaule gauche renforcée, en raison du nombre plus important de virages dans cette direction. En 2025, les gommes Hard n’avaient pas été utilisées par nos partenaires, ce qui a conforté cette sélection, d’autant plus que les conditions météorologiques pourraient être légèrement plus fraîches compte tenu de la tenue plus précoce de cette manche dans la saison. »

Pour Brembo, qui le classe 3 sur un indice de difficulté allant de 1 à 6, avec 8 zones de freinage par tour totalisant 30,5 secondes d’intervention. La zone de freinage la plus exigeante du circuit de Balaton Park est le virage 5.

 

L’an dernier, Marc Márquez (Ducati Lenovo Team) a réalisé le doublé à Balaton. Le samedi, lors du Sprint Tissot, il avait devancé les deux pilotes du Pertamina Enduro VR46 Racing Team, Fabio Di Giannantonio et Franco Morbidelli.
Le dimanche, Pedro Acosta (Red Bull KTM Factory Racing) avait pris la deuxième place après avoir rejoint puis dépassé le leader de la première partie de course, Marco Bezzecchi (Aprilia Racing), qui avait finalement complété le podium.
Les records sont de 1’36.518 pour le tour le plus rapide (Marc Marquez 2025) et 308,5 km/h pour la vitesse (Brad Binder 2025)

Pour la 8e manche d’une saison qui en compte 22, le week-end s’annonce globalement ensoleillé. MotoGP Hongrie Balaton FP1

En attendant d’en découvrir davantage, au moment où les 22 pilotes se préparent, sous un ciel avec un peu laiteux et des températures agréables de 22° dans l’air et  32° au sol, pour cette première séance d’essais libres de 45 minutes, profitons de ces quelques moments de direct grâce au site officiel MotoGP.com :

Voici le tableau qui résume les faits connus jusqu’à présent :

MotoGP™ Hongrie, Balaton Park

2025

2026

FP1 1’37.956 Marc Marquez (Voir ici) (Voir ici)
Practice 1’37.061 Pedro Acosta (Voir ici) (Voir ici)
FP2 1’37.355 Marc Marquez (Voir ici) (Voir ici)
Q1 1’36.800 Marco Bezzecchi (Voir ici) (Voir ici)
Q2 1’36.518 Marc Marquez (Voir ici) (Voir ici)
Sprint Marc Marquez, Fabio Di Giannantonio, Franco Morbidelli (Voir ici) (Voir ici)
Warm Up 1’37.354 Marc Marquez (Voir ici) (Voir ici)
Course Marc Marquez, Pedro Acosta, Marco Bezzecchi (Voir ici) (Voir ici)
Record 1’36.518 Marc Marquez (Voir ici)

A l’extinction des feux rouges… MotoGP Hongrie Balaton FP1

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