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En vue du Championnat du Monde d’endurance qu’il va disputer avec Freddy Foray, Josh Hook et l’équipe FCC TSR Honda France, Mike s’est rendu sur le Circuit Paul Ricard pour préparer le prochain Bol d’Or. Parallèlement, il a gagné en moto électrique sur le Red Bull Ring, prenant la tête de la Coupe du Monde.

Nous avons fait le point avec le Toulousain Champion du Monde 125 cm3 de 2008 et désormais magnifiquement reconverti.

Comment se sont passés les essais pré-Bol pour toi, Freddy Foray, Josh Hook et l’équipe FCC TSR Honda France ?

« Ils se sont bien déroulés. Nous sommes repassés en configuration 24 Heures et avons beaucoup travaillé pour préparer la course. Nous avons bien fait évoluer notre rythme de course sur l’ensemble de ces deux jours. »

« Nous avons surtout travaillé en mode course. On a vu que certains de nos concurrents comme le YART et la SRC Kawasaki avaient réussi à faire de bons chronos, mais on ne savait pas exactement dans quelles configurations ils étaient. »

« Au niveau du rythme de course, on était à peu près dans la bagarre et je pense que ça va être encore une course de 24 heures serrée comme on en voit depuis quelques années. On a un plateau homogène avec plusieurs équipes qui se tiennent et se battent pour la victoire. »

L’autre Honda, la n°111, ne va pas courir. Est-ce un avantage pour vous puisque ça permet de concentrer le budget Honda en endurance sur une seule moto, ou est-ce un inconvénient parce qu’il n’y a plus qu’un seul équipage pour tester les nouveautés et mettre la moto au point ?

« Pour ce qui est du budget, je n’en ai aucune idée, ce n’est pas nous qui nous occupons de ça. »

« Sinon, ça ne va rien changer car la 111 se battait contre nous, comme les autres équipes. Il est certain que c’est dommage qu’on ait une équipe en moins pour avoir plus de bagarre, mais il reste beaucoup d’autres équipes de qualité pour assurer un bon spectacle passionnant. »

Que penses-tu du grand retour de Michelin (avec notamment en Superstock Moto Ain et LMD63, et en EWC Tecmas et JEG-Kagayama) ?

« C’est toujours bien d’avoir beaucoup de manufacturiers de pneumatiques engagés. Ça permet de développer des pneus encore meilleurs pour le commerce, donc c’est beaucoup mieux. »

« Le Championnat du Monde MotoGP et notre Coupe du Monde MotoE ont un manufacturier exclusif. Nous en endurance, nous sommes le seul Championnat du Monde auquel participent plusieurs manufacturiers. Ça permet d’évoluer et de faire beaucoup de développement. »

Toi personnellement, tu préfères qu’il n’y ait qu’un seul manufacturier pour un championnat, ou plusieurs ?

« Quand il s’agit des courses de motos électriques, c’est toujours mieux de n’en avoir qu’un seul. Mais dans un championnat comme l’endurance, il est préférable qu’il y en ait plusieurs car c’est quelque chose de plus. Ça nous permet d’avoir de meilleures performances. »

Félicitations pour ta victoire en MotoE en Autriche lors de la deuxième course. Te voici donc leader de la Coupe du Monde, qui se déroule en même temps que les Grands Prix. Le poids de la moto est-il un problème ?

« Non, pas du tout. Ça ne se sent pas. »

Au niveau du pilotage, quelles sont les différences principales avec une machine à moteur thermique ?

« C’est exactement pareil. Ça se pilote comme une moto. Il faut savoir s’adapter et trouver des solutions par rapport aux soucis qu’on a. Comparativement à d’autres motos, on est un peu plus limité au niveau des réglages parce que c’est une coupe monotype, donc ils ont voulu essayer de ne pas avoir une trop grande gamme de réglages possibles, mais plutôt rester près des réglages basiques. »

« En MotoE, le pilote doit beaucoup plus se remettre en question que quand il dispose d’une moto normale. »

Qu’est-ce qu’il y a de plus sympa, de plus agréable dans cette catégorie électrique ?

« Qu’on ait tous la même moto. Si il y en a un qui est meilleur, on essaie de comprendre pourquoi et de réfléchir pour voir ce qu’il fait de mieux par rapport à nous, afin ensuite d’y arriver aussi. »

Photos © motogp.com / Dorna et TSR

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