L’an prochain, David Da Costa pilotera pour l’équipe Snipers en Moto3. Sacré champion de France OGP en 2023, après être passé par le Coupe de France Promosport, le Français a poursuivi son apprentissage en ETC, en Red Bull Rookies Cup et en JuniorGP. Pour PaddockGP, il revient sur les enseignements les défis qui l’attendent désormais en championnat du monde de Moto3.
Lors de la première partie de notre entretien, David Da Costa évoque son passage en championnat de France, sa saison 2026 avec un double programme en Red Bull Rookies Cup et en JuniorGP et ses différents axes de progression pour la saison 2027 : découvrir ici.
David, à quel moment as-tu compris qu’une arrivée en mondial Moto3 devenait possible ?
Au départ, je n’étais au courant de rien. Après la course de Jerez en JuniorGP, j’avais terminé septième ou huitième, dernier du groupe de tête. J’avais dit à mon team manager chez JEG : « C’est bien, c’est une bonne course, mais, encore une fois, on ne joue pas devant. Ce n’est pas bon pour l’année prochaine. Je pense que je ne pourrai pas monter en Grand Prix. » Il m’a répondu : « Toi, fais ton travail. Ne t’inquiète pas, nous nous occupons du reste. » Il m’a laissé entendre certaines choses, sans vraiment m’en dire davantage.
Tu y croyais malgré tout ?
Tant que je n’avais pas un papier sous les yeux, ou que Claude Michy ou mon team manager ne venait pas me dire directement qu’il y avait des discussions et qu’elles avançaient bien, je préférais ne pas trop y croire. Je n’y pensais donc pas forcément. À Magny-Cours, Claude est venu me voir. Il m’a expliqué qu’il y avait des discussions avec des équipes, que cela se passait plutôt bien et qu’il fallait étudier les différentes propositions, ainsi que la manière de réunir le budget nécessaire pour la saison. Cela s’est fait assez discrètement. J’ai appris mon arrivée chez Snipers la semaine précédant Misano. On m’a appelé pour me dire que je serais en Moto3 avec eux l’année suivante.
Tu as eu de moins bons résultats que d’autres, tu as pu avoir le sentiment de ne pas mériter ta place ?
Quand je me suis présenté à la sélection de la Red Bull Rookies Cup, j’étais vingt-huitième du championnat ETC. Je n’avais encore rien fait à ce niveau, même si j’avais été champion de France. Pendant la sélection, je m’étais vraiment donné pour être retenu. J’avais signé le quatrième meilleur temps, devant pas mal d’Espagnols. J’avais donc le sentiment d’avoir gagné ma place, et j’étais vraiment heureux. Cette fois, j’étais frustré parce qu’on m’annonçait mon arrivée en mondial alors que je n’avais pas encore concrétisé comme je le voulais.
Qu’est-ce qui t’a plu dans l’équipe Snipers ?
C’est une équipe assez familiale. J’ai connu cet environnement chez BRS en championnat de France : une équipe qui était vraiment là pour aider les pilotes, avec moins de pression. Pour moi, c’était important de rester dans cet esprit, plutôt que de rejoindre directement une structure de pointe, où l’on attend des victoires. J’ai besoin d’un cadre qui me permette de rouler et de m’adapter.
Qu’attends-tu personnellement de cette première saison en mondial ?
Quand je regarde ce que j’ai déjà réussi à faire avec la moto que j’avais en JuniorGP, je pense qu’il y a moyen de réaliser de belles choses. Terminer dans le top 15 du championnat. Pour une première année, je pense que ce serait bien. S’il y a moyen de faire mieux, je le ferai, mais mon premier objectif est de finir la saison dans le top 15.





