Aki Ajo, le Finlandais patron de deux écuries éponymes championnes du monde, une en Moto3 et l’autre en Moto2, l’a bien dit : la course moto, c’est d’abord une affaire d’homme et de mental. Du coup, il suffit d’un rien pour passer de héros à zéros et inversement. Une loi regardée de près par un Fabio Quartararo qui a débarqué en Moto3 il y a deux saisons en nourrissant une forte attente. Mais il a laissé sur leur faim de nombreux observateurs. Le Français le sait, alors il a changé de menu. En 2017 et 2018, c’est la Moto2 qui sera à la carte.

Sorti d’un championnat d’Espagne auréolé de deux titres consécutifs en Moto3, Fabio Quartararo est arrivé en Grand Prix avec le label Emilio Alzamora. Autant dire celui de Marc Márquez. Un parallèle qui a mis la pression : « ma première saison a été compliquée car beaucoup de gens m’avaient déjà annoncé comme le nouveau Marc Márquez » confirme le tricolore sur Speedweek. « C’était difficile de s’enlever ça de la tête au moment d’aborder les courses. Même si, bien sûr, je veux progresser vers les sommets. Mais les résultats ne sont pas venus et on a eu aussi de la malchance ».

La blessure a fait partie de ce lot si bien que le changement d’air a semblé être une solution. Surtout vers l’équipe fraîchement titre et une KTM. On sait ce qu’il advint… Pour autant, Fabio, malgré sa saison déprimante, a su séduire Sito Pons qui le fera entrer, en 2017, en Moto2. Une équipe qui a été sacrée avec Pol Espargaró, qui a brillé avec Maverick Viñales et qui a joué le titre avec Alex Rins. Autant de noms aujourd’hui en MotoGP…

Mais évitons les comparaisons qui porteraient encore malheur ! Bien que… « Ces dernières saisons, le team Pons a connu le succès. Pol Espargaró, Alex Rins, Maverick Viñales… C’est de bon augure. C’est une bonne opportunité de travailler avec cette équipe. Pol, Alex et Maverick y sont passés pour accéder assez vite au MotoGP. C’est une chose qui me rassure et si je n’avais pas eu une telle opportunité, je serais resté en Moto3 une année encore ».

Cependant, il va y avoir du travail : « je ne sais pas encore quel sera mon style en Moto2. Mais il me fallait une plus grosse et plus puissante moto car avec mon mètre 76 et ma stature générale, ça devenait compliqué de se mettre derrière le carénage d’une Moto3. J’ai un contrat de deux ans. Je sais que si je m’en donne la peine, le MotoGP peut être au bout. Mais il va falloir que je travaille très dur. La Moto2 est une catégorie très difficile. Je vais y aller pas à pas, construire ma confiance et prendre mes sensations. Être patient et progresser ». Aki Ajo n’aurait sans doute pas dit mieux.



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