Sam Lowes n’a pas encore connu la gloire en Grand Prix. Le Champion du Monde 2013 de Supersport s’est plutôt taillé une réputation de tombeur. Entendez par là qu’il conteste chaque année à Marc Marquez le titre de celui qui a connu le plus de chutes sur une saison. Mais le parallèle avec l’officiel Honda s’arrête là. Ce dernier gagne, alors que l’Anglais a tout à prouver. Son expérience ratée en MotoGP n’a fait qu’exacerber cette situation. Son retour en Moto2 n’a pas plus été un succès. Il en parle. Et ça pique…

Dans des propos relayés par Speedweek, le frère jumeau d’un Alex qui fait plus favorablement parler de la famille en Superbike n’y va pas par quatre chemins : « j’ai été exploité dans l’équipe, ça m’a fait mal ».

En 72 courses, le Britannique est monté sur le podium onze fois, remportant trois victoires en Grand Prix, ​​huit pole positions et a notamment fini quatrième du championnat Moto2 avec Speed-up en 2015. En 2016, il a roulé pour Gresini (Kalex), puis a connu le fiasco en 2017 avec l’Aprilia en MotoGP. Il reviendra en 2019 chez Gresini pour une saison en Moto2. Mais entre-temps, il y a eu 2018 et son service chez Swiss Innovativ Investors de Fred Corminboeuf.

Un retour chez Fausto qui le ravit : « je suis fier d’être de retour chez Gresini. J’ai une grande équipe derrière moi », a déclaré Lowes. Mais lorsqu’il pense à 2018, le ton change radicalement. Le pilote de 28 ans du Lincolnshire attendrait toujours son salaire. « Ils ont profité de mon bon caractère », affirme-t-il.

Le champion du monde Supersport 2013 se souvient : « lorsque nous sommes rentrés en Europe après les courses outre-mer au printemps 2018, j’ai entendu des rumeurs. Après les essais en Aragón, lorsque j’ai utilisé un nouveau châssis et d’autres pièces neuves, j’ai été rapide. Mais nous n’avons jamais eu les nouvelles pièces. KTM se souciait à peine de notre contribution parce que nous roulions avec du matériel différent et ancien par rapport à l’équipe officielle Ajo. L’équipe a déclaré que c’était juste une petite différence, mais cela avait un impact sur les performances ».

Il précise : « il y avait une sorte de malentendu au milieu de l’année lorsque nous avons parlé de l’argent et du fonctionnement de l’équipe. Le coordinateur de l’équipe a demandé, depuis quand l’argent est lié à la performance d’un pilote. Je voulais lui répondre que chaque fichue minute a un impact. Finalement, beaucoup de choses m’ont influencé. Et ne pas être payé du tout m’a définitivement influencé ».

Lowes décrit très clairement son état d’esprit : « savoir que vous pilotez sur du vieux matériel et que vous n’ajoutez aucune pièce de rechange neuve, que vous n’avez pas été payés et que mes mécaniciens ne sont pas payés, m’a beaucoup perturbé. Vous commencez à tout remettre en question ».

Le frère jumeau du pilote Yamaha SBK, Alex Lowes, affirme : « je suis juste un être humain et j’ai passé une bonne année en dehors de la piste avec la naissance de ma fille. J’ai bien traité tous les membres de l’équipe, mais ils ne m’ont pas du tout respecté. Ils ont profité de ma nature et de mon caractère joyeux, ça fait mal. J’ai commencé à me questionner. Mais quand j’ai sauté sur l’occasion Gresini à la fin de la saison, j’ai réalisé qu’avec toutes mes estimations, j’avais eu raison à110% ».

On rappellera que Lowes avait en 2018 Iker Lecuona comme équipier. Qui, malgré toutes ces difficultés internes et son jeune âge, s’en est bien mieux sorti que lui… Avec, notamment une belle seconde place au terme du dernier Grand Prix à Valence.



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