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Le pilote du team Petronas a fait son grand retour en Moto3 après pas loin d’un an de convalescence, mais se voit désormais contraint d’attendre encore un peu plus pour retrouver le plaisir de rouler.

Khairul Idham Pawi s’est vu quelque peu couper l’herbe sous le pied avec la pandémie, lui qui venait tout juste de revenir en piste après presque un an d’absence. Victime d’une chute lors des FP1 Moto2 du Grand Prix d’Espagne, il s’était retrouvé avec une fracture ouverte du petit doigt de la main droite et avait dû être opéré avec l’espoir de revenir au maximum deux mois plus tard. Malheureusement pour lui, des complications étaient arrivées, et il avait finalement dû subir une amputation partielle qui l’avait définitivement éloigné des Grands Prix pour la saison 2019.

Conscient du nouveau départ qui l’attendrait à son retour en 2020 après autant d’absence, il avait décidé d’un commun accord avec son équipe de redescendre en Moto3, estimant qu’il avait encore beaucoup de choses à apprendre. Il n’y était en effet resté qu’une saison, et malgré deux victoires incroyables sur le mouillé, ce passage dans la petite catégorie avait été trop court pour assimiler toutes les bases.

Depuis, il avait connu deux premières saisons très compliquées en Moto2 où il avait évolué dans le bas du classement, malgré une très belle huitième place à Misano en 2017. Il a donc repris le guidon d’une Moto3, quatre ans après, lors du premier test de la saison à Jerez et a commencé à retrouver ses sensations. « D’une certaine façon, ce n’est pas très différent [de celle de 2016] », a-t-il expliqué lors d’une interview publiée sur le site de son équipe. « Bien sûr, des améliorations ont été faites ces dernières années mais c’est bon de rouler. Il me faut juste du temps pour me réadapter. »

« A chaque fois que j’ai roulé, j’ai beaucoup progressé et j’ai adapté mon style aux besoin de la Honda. Je sais que je dois progresser dans les virages rapides car les Moto3 se manient de façon très différente que les Moto2 dans ces conditions. »

 

 

 

Le premier Grand Prix de la saison a été compliqué et le Malaisien a franchi la ligne d’arrivée en 26e position après s’être qualifié 31e. Mais il reste optimiste et savoure dans un premier temps le plaisir d’avoir retrouvé les sensations de course : « Nous avons eu des hauts et des bas durant les tests, et aussi lors de la course au Qatar mais nous nous y attendions. Ça faisait longtemps que je n’avais pas roulé et je suis revenu sur une Moto3 et je dois m’y réadapter. C’était génial de pouvoir courir à nouveau, ça m’avait vraiment manqué. »

Néanmoins, ce plaisir s’est arrêté là puisque tout de suite après, le confinement a commencé dans de nombreux pays en raison du coronavirus et la Malaisie n’a pas fait exception à la règle : « Je suis rentré en Malaisie après la première course au Qatar et j’y suis resté pour la période de confinement. Je pense que ça a été très vite dès que le Qatar a commencé à instaurer certaines restrictions. Là, je crois que ça fait environ un mois que nous sommes en quarantaine et que nous ne pouvons pas sortir. »

Le pilote malaisien doit donc prendre son mal en patience avant d’espérer remonter sur une moto et de retrouver complètement ses sensations d’avant. « On ne sait pas quand la saison va commencer donc j’essaye de me concentrer là-dessus et de continuer à m’entraîner dur pour être prêt. Mais je fais un peu le ménage et je cuisine un peu plus car il n’y a pas grand-chose à faire à part s’entraîner », a-t-il déclaré.

« Comme nous devons rester chez nous, je m’entraîne à l’intérieur. J’ai mon vélo préparé pour pouvoir rouler et j’ai aussi des poids, j’ai donc pu travailler sur mon entraînement musculaire. Ça me manque vraiment de m’entraîner dehors, et je crois qu’avant ça, ça ne m’était jamais arrivé de ne pas sortir m’entraîner chaque jour ! »

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