Le 17 novembre dernier, Matteo Ferrari est devenu le premier Champion du monde de moto électrique de l’histoire. Une renaissance pour l’Italien, qui avait quitté le Mondial fin 2015 après trois saisons compliquées en Moto3.

Avec deux victoires consécutives à domicile à Misano, et un podium à Valence, lui et le team Gresini se sont imposés comme les leaders de la catégorie face à Bradley Smith et One Energy Racing, Eric Granado et Avintia ou encore Héctor Garzó et Tech 3.

Nous l’avions rencontré à la veille des deux dernières courses de la saison afin de dresser le bilan de cette première saison.

Quelle était ta plus grande appréhension avant d’arriver en MotoE ?
« Le fait que tout était nouveau, à découvrir. C’était déjà un gros doute, et puis je n’avais jamais essayé de moto électrique. S’adapter au style de pilotage, aux nouveaux pneus était un défi. Je ne savais pas non plus comment allait se dérouler le Championnat, je me suis lancé ce défi, dont je suis sorti gagnant pour le moment, je me suis adapté assez vite, j’ai toujours progressé lors des tests, course après course, et puis j’ai fini par gagner à Misano. »

Qu’est-ce qui t’a fait accepter ce défi ?
« Revenir en Championnat du monde et travailler avec un team comme Gresini qui est dans toutes les catégories. J’espère pouvoir réaliser quelques courses en wildcard en Moto2 l’an prochain, même si pour l’instant rien n’est fait. Quoiqu’il en soit l’objectif principal reste le MotoE. Ma carrière se relance et je souhaite que ça se passe de la meilleure des façons. »

À l’inverse, qu’attendais-tu avec le plus d’ impatience de la catégorie ?
« Me battre sur des motos identiques face à des pilotes qui ont couru en MotoGP. C’était pour moi une belle façon de me tester. »

Quels objectifs t’étais-tu fixés en début de saison ?
« L’objectif est toujours de gagner, et de marquer le plus de points possible. Je devais progresser course après course car nous avons eu des conditions à chaque fois compliquées et puis je suis parvenu à passer un cap. »

 

Comment résumerais-tu ta saison ?
« J’ai progressé de façon constante. Je dois encore bien m’adapter à cette moto car nous n’avons pas encore roulé tant que ça, mais la saison a été plus que positive, nous avons ramené de bons résultats. Je suis content d’avoir travaillé avec cette équipe. »

Qu’as-tu appris sur la moto électrique ?
« J’ai appris énormément de choses ! Et surtout l’état d’esprit nécessaire pour s’adapter à une nouvelle moto et une nouvelle catégorie. Il faut être très rapide pour s’adapter à la moto, aux pneus, à l’équipe, mais le team m’a beaucoup aidé. C’est un point fort pour évoluer dans d’autres catégories, car cette moto a ses caractéristiques et réussir à s’y adapter rapidement aide sans aucun doute pour le faire avec d’autres. »

Qu’est-ce que tu dirais au Matteo du début de saison ?
« Je lui dirais qu’il est sur la bonne route et qu’il faudrait partir un peu plus rapidement lors des premiers tours, car encore aujourd’hui c’est ce qu’il me manque. »

Dimanche on saura qui décrochera le premier titre de l’Histoire. Comment vis-tu la situation d’être le leader du Championnat ?
C’est magnifique pour moi. Être leader signifie que tu as été le plus rapide de tous. Après, il reste à concrétiser, mais c’est un honneur pour moi d’être devant. La pression est là, mais elle était aussi là à Misano pour ma course à domicile car les gens attendaient beaucoup de moi. Pour le moment tout se passe bien, je vous dirai dimanche après les deux courses comment je l’ai vécu (rires). »

Titre ou pas titre, comment vois-tu l’année prochaine ?
« Il y aura des modifications sur la moto, mais je resterai dans la même équipe, donc ça sera un avantage pour moi car je me suis habitué rapidement à tout. J’espérais un peu plus de courses, sincèrement, mais ça sera super quand même et ça sera aussi une façon d’essayer d’autres motos. »

 



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