Le marché des transferts du MotoGP est assez agité en ce moment. Il y a des ténors se disputant les meilleurs morceaux, qui sont les places de dauphin des leaders déjà désignés chez Yamaha et chez Ducati. Il y a les inconnues, du genre HRC, et puis il y a les miettes qui sont cependant autant de tickets d’entrée pour l’élite. Et celles- ci intéressent beaucoup, jusqu’en Superbike.

Pour devenir un pilote de Grand Prix, faire au préalable un parcours en Supersport et en Superbike n’est pas ce qu’il a de plus facile. Mais on y arrive à condition d’être très bon et de saisir les bonnes opportunités. Cal Crutchlow, Sam Lowes sont de ceux-là comme Eugène Laverty et Loris Baz. La liste n’est pas exhaustive. Alors, du côté du WSBK, on ne se résigne pas à son sort, cependant enviable.

Une conjoncture que connaît actuellement un authentique espoir batave du nom de Van der Mark. Actuel pilote Ten Kate Honda aux côtés d’un certain Nicky Hayden, le batave de 23 ans végète cependant au guidon d’une CBRR que Jonathan Rea a dû se résigner à quitter pour enfin enfiler les victoires comme d’autres les perles et récolter son premier titre de Champion du Monde.

Le cas Rea est par ailleurs une jurisprudence. Malgré un bon potentiel, Honda n’a jamais vraiment donné l’opportunité à l’Irlandais du Nord de faire ses preuves en Grand Prix. Van der Mark est dans cette situation. Et il s’interroge au moment où le nom de Chaz Davies chez Ducati a pris une tournure intéressante vers les Grands Prix. Or, le Gallois est presque trentenaire : « en tant que jeune pilote, je veux aller en MotoGP. Mais je veux franchir le pas avec une bonne opportunité. Je suis jeune et il faut que je réfléchisse. Il y a plusieurs paramètres à prendre en compte. Je veux gagner et je veux aller en MotoGP. C’est un dilemme. Je ne veux pas une occasion pour juste un an ».

« Pour le moment, je n’ai pas d’offre venant du MotoGP, mais ça peut venir » assure sur crash.net le Champion du Monde Supersport de 2014. « J’aimerais rester chez Honda car ils ont été parfaits avec moi ces dernières années ». Certes, mais l’expérience a démontré que le blason ailé était aussi une impasse pour qui voulait voler vers le MotoGP.

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