Aleix Espargaró a eu le temps de lire et d’analyser le dernier message d’un Andrea Iannone qui, lui-même, a eu l’opportunité de bien travailler sa communication à l’adresse de son employeur et de son équipier. C’est l’avantage du confinement. Entre quatre murs, on peut se laisser aller à la réflexion et s’abandonner à un apaisement finalement partagé. L’officiel Aprilia se réconcilie donc avec son équipier, mais il s’inquiète tout de même pour l’usine de Noale…

Entre Aleix Espargaró et Andrea Iannone, l’ambiance s’était dégradée depuis la présentation officielle de la nouvelle RS-GP. A cette occasion, l’Italien, à la licence suspendue depuis qu’une affaire de contrôle antidopage positif est instruite, s’était attribué les mérites des grandes nouveautés aperçues sur la moto. Une façon de voir les choses que l’Espagnol n’a pas partagé.

Depuis, Iannone, toujours en attente de son verdict, s’est montré plus diplomate. Un changement dont a pris acte Aleix Espargaró. « Je lui ai parlé le lendemain, il m’a dit qu’il ne voulait pas le dire de cette façon, que je ne l’avais pas bien compris et que nous en reparlerons lorsque nous nous reverrons sur la piste. Je lui ai dit que ça allait, qu’il n’y avait pas de problème pour moi… J’espère sincèrement le revoir à la première course, car même sa situation n’est pas facile. »

Voilà l’affaire close, mais pour autant, Aleix n’est pas apaisé. Il lui reste en effet un motif d’inquiétude : « je suis très inquiet pour l’entreprise, je parle souvent à Massimo Rivola, le PDG d’ Aprilia Racing , et il m’a dit que très peu d’ingénieurs travaillent dans l’entreprise. Je pensais qu’au début, pour nous, Aprilia, le report du championnat pouvait être un avantage, car nous pouvions continuer à travailler, mais la situation est préoccupante et nous ne pourrons finalement progresser dans presque rien. »

« Nous pouvons travailler un peu sur la fiabilité, mais nous avons besoin de données sur la piste pour poursuivre l’évolution. L’espoir est de se remettre sur les rails en juin, avec un calendrier chargé de rendez-vous successifs » précise l’Espagnol.

« Honnêtement, je voudrais dormir et me lever en juin, juillet quand nous commencerons les courses parce qu’Aprilia a fait un travail impressionnant cet hiver et voir la situation actuelle, surtout pour Aprilia qui est en Vénétie, dans une zone particulièrement touchée, me fait vraiment mal. » Il termine : « ce ne sera pas facile car le MotoGP est vraiment physique et il est important d’être affûté en course. Physiquement et psychologiquement ce sera difficile » termine-t-il dans des propos relayés par Tuttomotoriweb.

 

 



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