Concernant Maverick Viñales, on ne se trompe sans doute pas de beaucoup en cataloguant cette édition du Grand Prix d’Allemagne comme l’une des courses les plus déprimantes de sa carrière. C’est simple : il s’est élancé dernier et il a fini à la même place. Pendant ce temps, son équipier Quartararo montait sur la troisième marche du podium et accentuait un peu plus son avance comme leader du championnat. Justement, du Français, il en été question dans le bilan dressé sur le Sachsenring par l’Espagnol…

C’est un Viñales dépité qui faisait l’état des lieux d’un désastre en Allemagne… « Je veux vraiment rentrer à la maison. J’en avais envie déjà hier et avant-hier. C’est compliqué parce que sur la piste tu vois comment vont les autres, et comment tu vas ». Une comparaison douloureuse qui s’est poursuivie en course… « Je me demande ce qui se passe. Personne ne peut me dire ce qui se passe. J’ai fait 15 tours derrière Marini et Bastianini sans pouvoir les dépasser, car la Ducati a beaucoup plus de puissance. Personne ne me dit ce qui se passe. Nous continuons à travailler et maintenant nous allons à Assen, où théoriquement cette Yamaha fonctionne bien. Je ne sais pas ce qui va se passer à Assen, c’est très difficile à dire. Je vais faire comme ici. Je sais que mon travail consiste à collecter des données. C’est triste mais c’est ainsi ».

Une dernière remarque qui attire l’attention. Et que Viñales est ravi de développer : « chaque pilote doit effectuer ses réglages. Il ne se peut pas que j’utilise la configuration de mon équipier. Chaque pilote a son style, et chaque jour ils m’apprennent à rouler : prendre le frein, lâcher le frein. Ouvrir les gaz, coupez les gaz. Je dois être patient. Je ne veux pas utiliser le set-up de Fabio parce que je ne pilote pas comme lui, et cela ne fonctionne pas pour moi ».

Viñales Allemagne

Viñales : « c’est un constant ‘Je ne sais pas’ »

Il ajoute : « je veux qu’ils me fabriquent une moto. Je ne veux pas utiliser la configuration des autres tous les jours. Je ne suis pas ici pour collecter des données ou pour être un pilote d’essai. Cela commence déjà à paraître irrespectueux. Avec la mise en place d’un autre, je ne pense pas pouvoir gagner. Je collecte des informations depuis le Portugal ».

Il y a comme un message qui passe. Pour l’étayer, il rappelle ses difficultés : « j’ai toujours le même problème, je patine beaucoup de la roue arrière. Oui c’est vrai que nous travaillons, mais il n’y a pas de solution. Je fais tout, mais six courses se sont déjà écoulées et le résultat est toujours le même. C’est un constant ‘Je ne sais pas’. Ce qui me frustre le plus, c’est de ne pas savoir pourquoi je n’ai pas d’adhérence ». A ce rythme, on se demande jusqu’à quel niveau de résistance va tenir la relation établie entre Viñales et Yamaha. Une marque qui va devoir faire des choix forts pour l’avenir pendant que la jeune génération pousse en la personne de Raul Fernandez. Pendant ce temps, un patron tient la maison : Fabio Quartararo.

Vinales

MotoGP Allemagne J3 : classement

Crédit classement motogp.com



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