C’est visiblement un tout autre scénario qu’aurait voulu vivre Joan Mir lors des qualifications de ce Grand Prix en Aragon. Le Champion du Monde en titre n’avait pas mis ses œufs dans le même panier ce week-end, se consacrant une séance par objectif. Celles dévolues à la course qui ont offert des perspectives, mais celles promises pour les qualifications n’ont pas apporté le résultat escompté. Or, dans le MotoGP actuel, il faut être efficient dans les secondes pour jouer la gagne dans la première. L’effondrement d’Alex Rins, englué en Q1, était un avertissement pour des troupes Suzuki que Joan Mir égratigne au passage. Les tenants du titre semblent au bord de la rupture…

Joan Mir a terminé ses qualifications en faisant de grands gestes sur sa Suzuki et comme Marc Marquez n’était pas loin on a pensé qu’il y avait quelque chose entre les deux pilotes. Mais en fait, il n’en était rien. Le Majorquin était juste fâché du résultat final lui donnant simplement la troisième ligne sur la grille de départ… « Il ne s’est rien passé avec Marc, j’étais juste en colère contre les sensations que j’avais sur la moto » confirme Mir. « C’est tout, Marc n’y est pour rien. Comme je l’ai dit, je suis désolé, mais je veux essayer d’être positif et faire une bonne course dimanche. Je suis convaincu qu’on peut s’amuser et le but est de se battre pour viser la victoire ».

Puis il ajoute : « je ne suis pas ici pour défendre mon titre. Le but est de faire de bonnes courses et de gagner. Si je ne gagne pas le titre, il ne se passe rien, je réessayerai l’année prochaine ». On sent comme une résignation, mais il y a aussi de l’agacement : « malheureusement, je n’ai pas la confiance que j’aimerais avoir, ce qui s’est déjà produit lors de courses précédentes, comme Silverstone. Quant au « holeshot », il faut travailler pour essayer de mieux l’exploiter. Si vous ne l’utilisez pas correctement, c’est inutile. J’espère avoir un nouveau « holeshot » bientôt qui me permettra d’être plus compétitif, car je suis le seul pilote sur la grille à ne pas pouvoir en profiter ».

Joan Mir

Joan Mir : “je n’ai pas reçu de nouveautés, je travaille avec ce que j’ai. Le châssis est le même qu’en 2020” 

A partir de là, Joan Mir distille son message en direction d’Hamamatsu : « dans ce MotoGP, nous avons vu que le niveau de développement de la moto a beaucoup évolué. Pour être compétitif, nous devons donc progresser. Personnellement, je pense que je suis un pilote très sensible, qui évalue bien tout le comportement de la moto et qui ne tombe même pas souvent. C’est précisément pour cette raison que j’ai besoin de plus de confiance sur la Suzuki, et c’est ce qui me manque maintenant . Nous avons besoin de plus de vitesse à l’entrée des virages, ce qui nous permettra de lutter contre nos adversaires ».

Il termine : « pour le moment je n’ai pas reçu de nouveautés, je travaille avec ce que j’ai. Le châssis est le même qu’en 2020, même si j’espère qu’ils feront quelque chose à l’usine pour l’année prochaine. En ce moment, nous devons faire de notre mieux avec ce que nous avons, dans le but d’avoir un meilleur package pour l’avenir ». A s’y méprendre, on croirait entendre un discours faisant le bilan de la saison. Il reste pourtant encore six courses, dont celle d’Aragon

Mir

MotoGP Aragon J2 : Qualifications

Aragon

Crédit classement motogp.com

 



Tous les articles sur les Pilotes : Joan Mir

Tous les articles sur les Teams : Team Suzuki Ecstar