Ce samedi 11 septembre 2021, Johann Zarco a répondu aux questions des journalistes depuis le circuit de Motorland Aragón, au terme de la deuxième journée du Grand Prix MotoGP de Aragón lors de laquelle le pilote Pramac s’est qualifié à la 10e position.

Nous sommes allés écouter (via un logiciel de téléconférence) les propos du pilote français qui figure à la 3e place du championnat.

Comme à notre habitude, nous reportons ici les paroles de Johann Zarco sans la moindre mise en forme, même si cela est partiellement traduit (vouvoiement en anglais, tutoiement en français).


Johann Zarco : « Je suis déçu et en colère au sujet de la qualification car j’ai complètement raté la dernière sortie avec le pneu neuf ! Pareil qu’à Silverstone : Je ne voulais emmener personne et je n’ai pas eu une bonne roue, et j’ai commis une erreur dans le seul tour où j’ai pu attaquer. J’ai donc été très en colère à cause de ça car c’était exactement la même erreur que lors de la qualification à Silverstone, alors que j’avais le potentiel d’être en deuxième ligne et je l’ai raté. Donc ma première sensation a été la colère, beaucoup de colère, puis (j’ai pris en compte que) en FP4 et en allant en Q1 et au début de la Q2, nous avons retrouvé un certain feeling. Cet après-midi, j’ai pris du plaisir sur la moto car les choses sont devenues plutôt bonnes pour moi, et c’est pour cela que je dois être satisfait et penser à demain pour faire progresser ce feeling qui est revenu. J’ai simplement raté la dernière sortie et j’ai peut-être perdu quatre places en qualification, mais si je pense seulement à ce feeling que nous avons retrouvé, je dois simplement penser à demain et resté très concentré pour utiliser cette colère en course demain. »

Comment éviter ce problème de tout jouer sur un tour en qualification ?
« Concernant la stratégie, je suis quasiment sorti en même temps que Fabio, et il y avait aussi Jorge Martín et Marc Márquez. Martín a immédiatement ralenti et moi j’étais un peu loin de Fabio, donc le temps nécessaire à ce que je le prenne comme référence, Marc m’a vraiment beaucoup utilisé pour faire un bon chrono. Mais je ne le voulais pas donc j’ai commencé à ralentir, mais comme il est un spécialiste de cet exercice consistant à beaucoup ralentir et au dernier moment il peut être très rapide dès le premier virage, même si le pneu n’est pas complètement prêt. Je ne suis pas aussi bon dans ce genre d’exercice, et j’ai besoin de deux virages pour retrouver ce sentiment de confiance. Et même Martín, comme il a un peu attendu lors de sa dernière sortie, il n’a pas eu non plus un bon feeling et n’a pas amélioré son chrono. C’est comme ça : Je ne suis pas sorti au bon moment et au final je n’ai pas fait du bon travail. J’ai raté ça, une erreur peut arriver, le plus important est demain mais le plus important est demain, donc je suis OK. »

Est-ce que tu souffres encore de l’avant-bras, et si oui, cela explique-t-il ta journée aujourd’hui ?
« Non ! Ce qui est bien sur Aragón, c’est que l’avant-bras ne souffre pas, donc je suis content de ne pas souffrir de ça et de sentir que ma sensation était bonne. Je peux encore tenir. Jusqu’à quand, je ne sais pas, mais je peux encore tenir. Là, sans doute, le circuit s’y prête mieux et donc je roule sans douleur aux avant-bras, et c’est déjà une bonne chose. Mais non, le manque de perf sur la journée, et c’est pareil en FP3 où ça se joue à pas grand-chose, 4 dixièmes et je suis 11e et on dit que c’est une mauvaise journée, il faut savoir le relativiser et se dire que non, ce n’est pas une mauvaise journée. L’après-midi, les sensation été bien meilleures : on a retouché des choses intéressantes en termes de feeling. J’ai eu plus de facilité sur la moto, plus de plaisir, moins de combat, et j’allais plus vite ! Donc c’est de bon augure pour la course. »

Selon toi, les Ducati sont-elles favorites pour la course ?
« C’est vrai que Miller a super bien attaqué, il a encore confirmé un beau tour, et Bagnaia a eu la confiance qu’il recherche à chaque fois. C’est presque une apothéose, parce que vu le chrono j’irais presque jusqu’à dire que c’est un feeling d’apothéose et de bonne chimie avec la moto. Même Marc Márquez, sa moto marche bien et il y a Martín derrière : Ça peut rendre le job difficile pour Fabio, et c’est clair qu’au niveau moteur on a cet avantage. Donc est-ce qu’elles sont favorites ? Dur à dire parce que la course est longue, et parce que je pense que Mir peut être très fort aussi. Mais oui, sur le début de course on aura l’avantage. Ça, c’est quasi sûr ! »

Quel est ton objectif demain ?
« J’aimerais bien revenir dans les six premiers ! Ça serait une bonne chose. Donc j’espère pouvoir vite toucher ces places là et rester en gardant du rythme. Après, le pneu va se dégrader du premier au dernier tour mais je pense que ça va être très progressif. Enfin, très dégressif plutôt. Il faudra voir comment on arrive à se maintenir avec le pneu qui se dégrade. C’est un peu ça le point d’interrogation pour demain, mais cette FP4 m’a déjà mis plus à l’aise que ce que j’étais. »

Hormis le dernier partiel avec les lignes droites, quel est le point fort de la Ducati ici ?
« C’est dur à dire, mais on a toujours une belle confiance sur l’avant. Même si je trouve que c’est parfois pas facile de l’emmener et de bien la faire tourner, il y a un avant ultra sûr à plein angle, et ça fait quand même bien dans les virages rapides, comme le virage deux, le virage trois, ou après le virage 10 et le 13. Donc il y a cet avantage d’avoir quand même un avant très sûr, et ça permet de passer vraiment bien en courbe. Et puis ce moteur qui aide pour le dernier partiel : C’est vrai que c’est bien quand on veut dépasser ! »

As-tu choisi ton pneu arrière ? Le pneu tendre peut-il faire la durée de la course ?
« Je crois qu’il y en a beaucoup qui se sont orientés vers le tendre, et on pense que ça peut faire la course parce qu’il y a une vraie différence au chrono. Donc même si à un moment il peut se dégrader davantage, on se dit que en étant beaucoup plus rapide… (on y gagne quand même). Ou on fait toute la course en 49.5, ou peut-être on a 15 tours en 48 quelque chose et les derniers tours en 49.5. Donc c’est plus performant de faire ça. Donc oui, je pense qu’il y a beaucoup de personnes qui pensent à prendre le soft pour faire ce style de course, car les autres (pneus) manque de perf. »

Comment dégrades-tu tes pneus par rapport aux autres pilotes Ducati ?
« Pas mieux ! Pas mieux, parce que on est très similaire en usure de pneus dans les données d’après course. Sur la Yamaha, oui, j’avais cet effet là mais c’était un style complètement différent. Là, non. C’est à voir en course : C’est vraiment dur parce qu’on a pas le temps non plus de s’y préparer avant la course, parce qu’il faut toujours réussir à être performant à chaque séance afin de ne pas être en dehors de la qualif, sinon c’est encore plus dur, et ça ça te laisse peu de temps pour bien analyser chaque pneu et mettre 20 tours à chacun. »

 

Classement de la Qualification 2 du Grand Prix d’Aragón MotoGP :

Classement de la Qualification 1 du Grand Prix d’Aragón MotoGP :

Crédit classement : MotoGP.com




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