Joan Mir a pris un nouveau podium sans victoire dans une saison où, comme il le dit à qui veut l’entendre, il fait ce qu’il peut avec ce qu’il a. Et ce qu’il a n’est pas suffisant, la responsabilité en incombant directement à Suzuki qu’il présente à chaque fois comme le constructeur qui n’a pas fait ses leçons cette saison. La concurrence a mieux progressé. Pire : la GSX-RR a stagné, manquant le coche des dernières nouveautés. Ce n’est pourtant pas faute de travailler. Serait-ce alors une question de compétence ? Joan Mir n’en dit pas plus, mais en 2022, il ne faudra pas vivre la même situation…

Joan Mir tire un trait de plus en plus prononcé sur cette saison 2021 au fur et à mesure que les Grands Prix s’écoulent. En Aragon, il a beau s’être un peu rapproché de Fabio Quartararo qui a connu une mauvaise passe, il n’en demeure pas moins qu’il se qualifie toujours aussi modestement et se contente d’une marche sur le podium qui n’est jamais la plus haute.

Lorsque la rentrée a eu lieu en Autriche, le champion en titre se réjouissait de retrouver une Suzuki mise au goût du jour lui permettant de jouer les premiers rôles. Or le « holeshot » n’est pas au point et il a même fallu revenir en arrière. Alors, dans ces conditions, à quoi bon… A l’arrivée du Grand Prix d’Aragon, Joan Mir enfonçait encore le clou : « c’est sûr que nous devons travailler, étant donné que cette année notre développement n’a pas été comme celui de nos adversaires. Cela ne doit pas se produire l’année prochaine. Au cours de la dernière période, nous avons travaillé dur, mais nous devrions peut-être le faire d’abord pour être au niveau des autres fabricants ».

Un regret qui exsude ensuite lorsqu’il raconte sa course sur le Motorland : « terminer troisième n’est pas un mauvais résultat. Peut-être que j’aurais pu même viser la victoire si je n’avais pas été dans le trafic pendant les premiers tours. C’est sûr que le départ a été compliqué, car j’ai perdu du temps et par conséquent il m’a été impossible de combler l’écart avec Marc et Pecco ».

Il ajoute : « malheureusement, j’ai eu du mal au freinage et j’ai perdu de l’accélération au fil de la course. Je suis conscient que le podium est à notre portée, mais sans accélération nous ne pouvons pas nous battre pour la victoire. Je pense que c’est évident, étant donné que nous luttons dans la ligne droite et qu’avec la Suzuki, nous ne pouvons pas dépasser. Je me donne à 100%, mais nous avons besoin d’un pas en avant, même si ce n’est pas facile ».

Joan Mir : 3e place en Aragon

Joan Mir : “les performances du pneu ont été assez constantes par rapport aux autres courses

« En plus de cet aspect, nous devons faire quelque chose avec le holeshot, pour que dans la course nous commencions à égalité avec les autres. Si nous résolvions ces deux problèmes ce serait déjà un excellent point de départ » indique-t-il. « En course, je n’ai pas retrouvé le même niveau d’adhérence qu’aux essais. Je ne sais pas si cela était dû à la température ou au fait que je suis resté longtemps avec Miller et Aleix. Mais quand j’ai réussi à les dépasser, j’étais confiant. En fait j’étais capable d’être rapide, avec des tours assez alignés sur Pecco et Marc ».

La dernière considération est sur les pneus, un sujet sensible depuis Silverstone : « les performances du pneu ont été assez constantes par rapport aux autres courses. J’en suis d’ailleurs assez impressionné, car ce n’était pas mal ». Joan Mir se dirige à présent vers Misano, avec la même GSX-RR en retard sur ses adversaires. Parti 20è, son équipier Alex Rins n’a pu remonter que jusqu’en 12è position.

Joan Mir

MotoGP Aragon J3 : classement

Aragon

Crédit classement motogp.com




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