C’est une petite musique qui est jouée de plus en plus forte dans les coulisses du MotoGP. Un air avec ce refrain : les motos sont devenues trop performantes. Les vitesses de pointe sont stratosphériques, les pilotes sont usés physiquement et les zones de dégagement sur les circuits ne suffisent plus en termes de sécurité. Marc Marquez, celui-là même qui ne connaissait aucune peur avant qu’il soit physiquement diminué sur une Honda peu performante, s’affirme dans les faits comme le porte-parole d’une réforme à faire. Et figurez-vous qu’elle va arriver…

Tout d’abord, il y a le discours, répété à satiété, et qui suggère que le MotoGP a franchi un cap en termes de performance qui pose la question de la sécurité. Marc Marquez en est le chantre : « je l’ai déjà dit à Jerez. Nous sommes dans un championnat dans lequel les ingénieurs travaillent dur. Nous devons avoir les motos les meilleures et les plus rapides du monde. C’est clair parce que nous courons dans le championnat le plus élevé. Mais vous ne pouvez pas le faire et demander aux constructeurs de limiter les performances. En fin de compte, il faut trouver une limite différemment », explique Marquez.

La vitesse de pointe a été améliorée. Les motos et les moteurs sont presque identiques, mais quelque chose a été trouvé en termes d’aérodynamisme. Et puis il y a le cheval de bataille de l’octuple Champion du Monde qui est aussi un pilote officiel Honda : « je ne me sens pas en sécurité avec le Holeshot Device. Je pourrais peut-être rattraper un peu de temps, mais chez Honda, nous ne sommes pas encore prêts à utiliser le système en ligne droite ».

Puis l’Espagnol ajoute sur Motorsport-total : « nous travaillons déjà avec les autres constructeurs pour avoir l’équilibre optimal en termes de performances. Si nous continuons comme ça, à un moment donné toutes les zones de dégagement seront trop petites ».

Mais alors quelles solutions adopter pour calmer ses satanées Ducati, ou plutôt, officiellement, avoir un MotoGP plus sûr ? Il suffit de se concentrer sur le thème de l’écologie et son pendant d’un mode de fonctionnement durable… Pourtant, Dorna a tout fait pour que les performances restent contrôlées : manufacturier unique, électronique standard, réservoir limité à 22 litres. Mais les ingénieurs sont très inventifs…

Dès 2023, le MotoGP devra avoir changé

Alors ? Alors, selon Speedweek, on va descendre la capacité du réservoir de 22 à 20 litres avec un carburant moins polluant dedans, ce qui va calmer les ardeurs des chevaux vapeur. Côté pneus, les gommes devraient aussi changer pour entrer dans les clous des normes de fabrication, d’exploitation et de recyclage politiquement corrects. Le mouvement est lancé, et il a été acté par cette déclaration du 21 mai, portant les sceaux de la FIM, de l’IRTA, de la MSMA et Dorna annonçant que le “FIM MotoGP World Championship” se concentrerait davantage sur la durabilité dans les trois catégories.

Tous les participants ont convenu que le carburant de course devait être rendu plus respectueux de l’environnement. “En conséquence, toutes les parties sont également d’accord pour dire que cette opportunité devrait également être utilisée pour discuter de solutions globales en ce qui concerne les performances des machines MotoGP afin d’améliorer la sécurité des pilotes“, a déclaré Dorna.

L’objectif est d’avoir un MotoGP en 2023 déjà bien différent de l’actuel. Autant dire demain. Et si l’objectif ne peut être atteint par un consensus, alors il y aura toujours matière à limiter le régime maxi des moteurs. Finalement, Marc Marquez est dans le sens de l’histoire…



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