Ce jeudi 30 septembre 2021, Johann Zarco a répondu aux questions des journalistes depuis le Circuit of the Americas, en prélude au Grand Prix des Amériques à Austin, Texas.

Nous sommes allés écouter (via un logiciel de téléconférence) les propos du pilote français qui figure toujours à la 4e place du championnat malgré une course difficile à Misano.

Comme à notre habitude, nous reportons ici les paroles de Johann Zarco sans la moindre mise en forme, même si cela est partiellement traduit (vouvoiement en anglais, tutoiement en français).


Johann Zarco : « Tout va bien ! L’énergie est très bonne, et le bras, après l’opération, se rétablit très bien. Je suis plutôt heureux et surpris de la façon dont il se rétablit, même si le vrai test sera sur la moto. Je ne fais pas de choses très particulières pour le moment, car il vaut mieux attendre le bon jour pour forcer dessus, mais simplement le feeling et la douleur vont vraiment bien : Tout va bien de ce côté ! Le voyage pour venir ici s’est également bien passé pour moi. Je suis venu un jour plus tôt pour bien m’acclimater au décalage horaire, même si c’est plus facile de s’y adapter dans le sens Europe–États-Unis. J’ai pu passer une bonne nuit, ce qui signifie que le corps est prêt. Cet après-midi, j’irai voir la piste car j’ai entendu qu’il y a quelques zones refaites, mais peut-être pas au bon endroit : J’ai entendu diverses choses et je dois donc y aller cet après-midi pour vérifier par moi-même. Mais pour moi, cela reste une très grande piste où nous devons faire tout comme chaque weekend, et j’espère que tout se passera bien ce weekend. »

Lors du test à Misano, vous n’avez roulé qu’une journée mais vous avez essayé un nouveau châssis ou de nouvelles pièces de châssis. Que pouvez-vous nous dire ?

« Je ne sais pas ! J’ai simplement testé et donné mes commentaires, mais je ne voulais pas savoir si j’allais utiliser ça lors des prochaines courses. J’avais passé un dimanche difficile avec un feeling pas facile, donc c’était davantage un test pour jouer sur la moto et trouvé des choses dans les réglages, même si nous avons également essayé des choses concernant le châssis. C’est pourquoi j’avais vraiment l’esprit libre et que j’ai laissé tous les techniciens gérer ce genre de choses. Mais le test s’est plutôt bien passé : J’ai essayé de bien piloter puis j’ai pris la voiture pour rentrer chez moi vers les 17 heures. »

Était-ce un nouveau châssis ou avait-il déjà été essayé par d’autres pilotes ?

« Je ne sais pas ! C’est toujours un mélange de choses. Comme je l’ai dit, je savais que j’avais deux motos différentes mais je n’ai pas essayé de savoir quelles étaient les différences sur le plan technique. »

Pensez-vous que votre opération chirurgicale peut avoir un effet de remise à zéro concernant vos performances ?

« Je l’espère, oui ! Je l’espère. Clairement, je ne prends pas ça comme une excuse pour ma baisse de performance, mais les deux dernières courses ont vraiment été étranges. Il nous a manqué quelque chose : Cela peut être petit mais sembler très gros, ou gros pouvant être bien amélioré avec de petits changements, bref c’était compliqué et je me suis même demandé si, en ayant connaissance du problème du bras, le corps ne voulait pas donner 100 % de ses capacités même si je voulais me battre. Comme si le corps se mettait en mode sécurité. J’avais donc quelques petites interrogations là-dessus et j’ai vraiment essayé lors de mon entraînement à la maison de sentir cette énergie à 100 %. Mais c’était un problème physique qui est maintenant résolu, et cela va pouvoir résoudre toutes les autres choses. »

Tout va donc bien concernant ton bras. Tu n’as pas de sensation négative à ce niveau-là ?

« Non, tout va bien. La récupération se fait correctement et on verra demain lors des premiers efforts le comportement. Mais ça marche bien. J’ai pris des anti-inflammatoires pendant les trois premiers jours pour dégonfler un peu, parce qu’après l’opération c’est toujours un peu gonflé, mais je n’en prends plus depuis samedi dernier et le bras se comporte bien. »

As-tu déjà un objectif pour le weekend, ou attends-tu demain pour avoir une première idée en fonction de ton bras ?

« Ce serait dommage de se fixer trop de choses avec des positions. On sait que les positions sur le podium sont celles qui rendent le plus heureux, les top 5, ça reste des résultats positifs et selon la difficulté un top 10 peut toujours être intéressant : Au-delà du top 10, c’est mauvais. Donc je ne veux pas dire ce que j’aimerais viser, parce que c’est naturel pour un pilote. Je ne peux pas dire une place. Faire le max, donner le max et sentir qu’on a vraiment pu tout donner et que la place finale est récompensée, alors là c’est l’idéal ! »

La France n’a jamais été à un niveau aussi élevé en MotoGP. Expliques-tu cela par les pilotes, Fabio et toi, ou par une filière qui se met en place ?

« C’est un sujet trop long à développer ! Soit il faut le réduire en une phrase, soit il faut développer trop de choses, parce que je ne suis pas jeune et je connais un peu plus et j’ai pu analyser un peu plus ce qui peut être fait. Concernant la filière, ce que je peux dire c’est que la fédération ne va ou ne veut pas manquer le coche d’avoir deux pilotes en haut de l’affiche dans la meilleure des catégories. Et si ça ça perdure au moins quelques années, la filière peut se construire plus facilement parce qu’il y a deux leaders qui servent de locomotives. Comme ça manquait de locomotives, peut-être que les filière étaient plus compliquées. Au niveau moto en France, beaucoup de pays nous envient en tout-terrain, et nous la France on envie d’Italie et l’Espagne pour la vitesse. C’est un peu ça, en fait. »

Tu es gaucher : préfères-tu tourner à gauche ou à droite ?

« Le fait d’être gaucher ne m’aide pas. J’étais bien dans les virages à gauche quand j’avais entre 15 et 18 ans parce que j’allais tout le temps rouler à Lédenon et ça tourne à gauche. Maintenant, avec le temps, j’ai peut-être un peu plus d’aisance sur les virages à droite et parfois je manque un peu sur les virages, même si ça varie avec le temps. Mais le fait d’être gaucher ne me donne pas d’avantage. Olivier Jacque disait que ça aide pour les départs, mais comme je n’ai jamais fait un holeshot j’ai du mal à savoir si ça marche ou pas (rires). »

 

 

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