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Austin

En 2021, l’ensemble du MotoGP s’était légitimement offusqué de l’état de la piste d’Austin, bosselée à souhait et, en 2022, les pilotes avaient eu la satisfaction de découvrir un bitume refait à certains endroits critiques. Mais le retour en 2023 a fait renaitre les reproches, ce qui n’est pas une surprise lorsque l’on sait que ce site a été construit sur un marécage. Fatalement, les ondulations naturelles du terrain font travailler le bitume qui a donc souffert d’une année sur l’autre. Et ça gronde parmi des pilotes de moins en moins dociles…

Pour garder son Grand Prix des Amériques, le Texas a fait des efforts après la tempête de récriminations subie lors de l‘édition 2021. Un boycott pour 2022 était dans les tuyaux, mais les actions correctives ont été récompensées. Un sursis, car, pour cette édition au Texas, les critiques se font jour à nouveau… Voici une liste exhaustive de pilotes qui ont regretté de découvrir une piste d’Austin à nouveau dégradée.

« Nous entrons maintenant dans une zone où les bosses deviennent dangereuses », a déclaré vendredi Alex Rins sur motorsport-magazin, qui a déjà remporté les trois épreuves du championnat du monde à Austin. « J’aime beaucoup la piste, mais on voit que la plupart des chutes se produisent à des endroits où le tarmac est très mauvais. Les virages 11 et 12 en particulier sont pires. Le tarmac y est massivement endommagé et les bosses sont bien pires que l’an dernier. Nous devons en discuter en commission de sécurité ». Il y a eu un total de neuf chutes en MotoGP vendredi, dont cinq dans le virage 12, comme Rins l’a mentionné, à la fin de la longue ligne droite.

« Le travail fait sur la piste d’Austin n’était probablement pas destiné à nous, les motards »

L’une des victimes de la chute était Jack Miller. « Les virages 11 et 12 sont plutôt mauvais », a-t-il confirmé. « On n’y trouve presque pas d’adhérence. La roue avant commence à patiner dès qu’on tourne. Et c’est dans un virage où l’on freine à partir de 350 km/h jusqu’à la première vitesse. C’est tout sauf facile ». Francesco Bagnaia est d’accord. « La réunion de la commission de sécurité va être très longue », a-t-il annoncé vendredi après-midi. « A certains endroits, la surface de la piste est complètement détruite, par exemple dans les virages 1, 11 et 12. La piste est en moins bon état que l’an dernier. Les responsables doivent nous écouter davantage », prévient même le champion du monde. Bagnaia a également été agacé par ça : « nous avons quatre types d’asphalte différents ici. C’est juste impossible. C’est gérable sur le sec, mais ça va être extrêmement difficile sous la pluie ».

Le leader du championnat du monde Marco Bezzecchi, qui a également chuté dans le virage 12 vendredi, n’était pas en reste : « le travail fait sur la piste n’était probablement pas destiné à nous, les motards. L’asphalte a été nivelé à des endroits très éloignés de nos lignes. C’est tout sauf idéal, car la piste est de toute façon très exigeante physiquement. Ces sauts de motocross sont le couronnement. Il va falloir bien planifier le week-end pour être encore en forme dimanche ».

Des difficultés qui, pourtant, n’apparaissent pas à la lecture des chronos extrêmement rapides. Le leader Jorge Martin n’était ainsi qu’à 139 millièmes de seconde de son tour record lors des qualifications de l’an dernier dès le vendredi. Comment l’expliquer ? Francesco Bagnaia répond : « nous sommes incroyablement rapides car la piste est beaucoup plus propre que l’an dernier ».

Résultats de la P2 du Grand Prix des Amériques MotoGP sur le Circuit of the Americas à Austin :

Crédit classement : MotoGP.com

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