Selon les pronostiqueurs, l’actuel leader du championnat Fabio Quartararo aurait tout à craindre des deux Grands Prix de la rentrée qui se succéderont lors des deux premiers week-ends d’août. Et pour cause : ils se dérouleront sur le tracé de Spielberg, en Syrie, une région autrichienne qui sont les terres de KTM à la forme retrouvée tandis que c’est une vraie partie de plaisir pour les Ducati. Les Suzuki s’en sortent bien aussi et il n’y a finalement que lorsque l’on est sur une Yamaha que l’on n’apprécie pas ce que l’on appelle également le Red Bull Ring. Bref, il y aurait comme une fatalité à affronter lorsque l’on roule avec une M1. Un sentiment général que ne partage pas du tout le Français, visiblement prêt à créer la surprise…

Les deux prochains Grands Prix en Autriche sont attendus comme un tournant dans cette saison de MotoGP. De chez Ducati en sortira a priori un leader que la raison commanderait de suivre au sein de l’usine afin d’arrêter un partage des points qui ne fait qu’exacerber l’emprise de Fabio Quartararo sur le championnat. Un étau que la plaine de Styrie connue pour être morne pour les Yamaha serait par le fait en mesure de desserrer. Avec des Ducati devant, puis des Suzuki et des KTM au milieu, le Français pourrait se retrouver hors du top 5 et ainsi voir son capital de 34 points d’avance dans la course au titre sérieusement rogné.

Un scénario que ne partage pas du tout l’officiel d’Iwata qui rappelle que le Red Bull Ring n’est pas une malédiction. Mieux, il pense qu’il y a de bonnes raisons d’espérer que sa Yamaha ne sera pas complètement perdue sur la piste la plus rapide du calendrier. Pourtant, l’an passé, l’étape avait été compliquée. Il y avait déjà eu deux courses à Spielberg. Quartararo, qui pilotait encore pour Petronas-Yamaha, avait terminé huitième et treizième lors des deux week-ends. Les pilotes d’usine d’Iwata de l’époque, Valentino Rossi et Maverick Viñales, avaient respectivement pris la 5e et la 9e place dans le cas de Rossi et la 10e place et un abandon après un problème de freins pour Viñales. Dans la première des deux courses, ils avaient aussi échappé de justesse à une catastrophe qui aurait été bien plus que sportive…

Quartararo : “l’Autriche n’est pas une mauvaise piste pour nous

Mais Quartararo ne voit aucune raison pour que les choses ne se passent pas mieux pour Yamaha cette année. « C’est vrai que l’Autriche a été une catastrophe pour nous l’année dernière » reconnait-il sur Motorsport-total. « Mais c’était dû aux problèmes généraux que nous avons eu l’année dernière, notamment dans le domaine de l’électronique. Depuis, notre moto s’est beaucoup améliorée en termes de freinage. Notre « holeshot device » fonctionne également mieux. Je ne vois aucun problème avec l’électronique pour le moment. C’est pourquoi je pense que l’Autriche ne peut pas être une mauvaise piste pour nous ».

Le tricolore se souvient aussi qu’en 2019 il avait terminé troisième à Spielberg, Rossi quatrième sur la Yamaha d’usine suivi de Viñales. Cependant, ce ne sera pas une partie de plaisir… « Bien sûr, la vitesse de pointe va nous manquer, bien sûr. Mais c’est connu depuis longtemps », déclare Quartararo qui répète que Spielberg « n’est pas une mauvaise piste pour nous, mais juste une qui n’est pas aussi facile pour nous que pour les autres ». Si le compatriote de Johann Zarco devait sortir renforcer de ces deux étapes où la concurrence espère qu’il pliera, il porterait un sacré coup au moral de ses adversaires…

Quartararo

 

 




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