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Jack Miller

Jack Miller a vécu sa première saison chez KTM et il est déjà aguerri aux mœurs de l’entreprise de Mattighofen qui lui a fait comprendre que son coup de mou lors de la seconde partie de campagne n’avait pas été apprécié. Le staff du groupe Pierer Mobility lui a signifié carrément qu’avoir un enfant en pleine période de compétition n’avait pas été la meilleure idée, une ingérence dans la vie privée qui en aurait sans doute offusqué plus d’un. Mais il en faut plus pour formaliser « JackAss », ce qu’il confirme en revenant sur certains thèmes agitant les coulisses du paddock, comme l’inflation du nombre de courses à disputer ou la loterie que semble être la qualité des pneus fournis …

Jack Miller n’est pas un homme compliqué à vivre, un état d’esprit qui l’amène parfois à être à contre-courant de ses collègues dans certaines actualités agitant le paddock. Dans un entretien à Speedweek, il s’est par exemple prononcé sur la perspective de 44 courses bientôt à disputer sur une saison en version nouveau format, comme il a donné son avis que la qualité des pneus Michelin, notamment vilipendés du côté du team Pramac et de Jorge Martin qui jouaient le titre mondial.

Commençons par les courses, dont le nombre a doublé avec l’arrivée des Sprints. De nombreuses voix s’élèvent parmi les patrons d’écurie et les pilotes pour faire baisser la dose, mais Jack Miller a une autre vision des choses : « je suis fatigué après la saison, mais je suis payé pour piloter cette moto 44 fois par an. C’est comme ça » dit-il en ajoutant : « je ne viens pas en Andorre pendant la saison pour m’asseoir sur mon canapé, faire du vélo, faire du jogging ou autre… Je le fais pour courir. C’est ce que j’aime et de mon point de vue, plus nous faisons de courses, plus l’année passe vite. Si vous avez une semaine de congé et que vous êtes assis en Andorre, une balade à vélo ou une séance d’entraînement à la salle de sport sera le point culminant de votre journée. Ce n’est pas amusant, c’est ennuyeux pour nous, étrangers ».

MotoGP | Miller : « Des pneus non performants ? Cela peut arriver"

Jack Miller : « si vous regardez tout négativement, vous avez une situation assez merdique »

Et sur les pneus Michelin ? « Je comprends que, parfois, un pneu fonctionne moins bien qu’un autre, c’est comme ça dans la vie. Cela peut également arriver lorsque vous achetez une voiture ou autre chose. Quand les gens fabriquent des choses à la main, il y aura toujours des différences ». Et il se souvient : « j’ai traversé un moment très difficile lorsque j’ai perdu le championnat du monde face à Alex Marquez en Moto3 en 2014, et j’ai passé beaucoup de temps à blâmer beaucoup de gens – sauf moi-même. En fait, c’est moi qui ai perdu le titre et personne d’autre, c’était ma faute. Il y a eu tellement de courses où la moto fonctionnait, où j’ai fait du bon travail – jusqu’à ce qu’une erreur stupide se produise ».

Et Jack Miller rappelle : « dans ce monde, c’est parfois difficile de l’admettre, mais tout le monde a un jour où ses pneus sont mauvais. Parfois, vous avez de la chance parce que cela se produit en FP2, d’autres fois, cela se produit lors d’une course GP ».

Mais d’où lui vient cet état d’esprit parfois si différent du reste de ses collègues ? De son vécu … « Quand vous venez en Europe et vivez chez d’autres personnes, vous ne cherchez pas de problèmes inutiles. Car sinon vous pourriez quitter la maison en avion et ne plus avoir d’endroit où dormir. On apprend donc à ne pas réagir à chaque petite chose parce que de toute façon, on l’aura oublié dix minutes ou une demi-heure plus tard. C’est mon personnage. Je veux que tout le monde en profite. On a une vie fantastique, dans ce monde et surtout avec ce métier. Créer des problèmes n’aide pas. Si vous regardez tout négativement, vous avez une situation assez merdique ». Une belle conclusion.

Jack Miller aime venir aux stands Red Bull KTM

Joueur d'équipe Jack Miller avec sa femme Ruby dans ses bras

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