[Traduction de l’article du Box Repsol] Avoir une bonne moto est aussi important que d’avoir un bon pilote, et c’est pour cela qu’une série de tests a été mise en place afin de développer les machines tout au long de l’année. Santi Hernández, le chef mécanicien de Marc Márquez, nous a expliqué comment se déroulait une journée de test.

La première chose à savoir pour planifier un test est l’endroit où celui-ci va se dérouler. Les meilleurs circuits sont ceux sur lesquels la moto n’est pas trop compétitive et ceux qui détiennent différents points de corde afin de pouvoir mener un travail plus complet.

Habituellement il fallait réserver les tracés en fin d’année pour la saison suivante, mais depuis 2019 cela a changé car il n’y a plus d’essais privés. Nous assistons donc aux tests officiels organisés par l’IRTA et auxquels toutes les équipes peuvent participer.

Lors d’un test, nous n’avons pas la pression qu’il peut y avoir lors d’un GP, mais ne pensez pas pour autant que nous restons les bras croisés, notre mentalité et notre professionnalisme sont exactement les mêmes. La différence principale est qu’il n’y a pas de limite de temps pour essayer les pneus, les suspensions et autres ajustements qu’il est très important d’avoir bien réglés en vue de la course.

Nous ne pensons pas à gagner ni à tirer des conclusions, aussi bien positives que négatives, mais plutôt à dédier tout ce temps à explorer des possibilités. L’important n’est pas d’être rapide mais de comprendre si ce que nous essayons nous permet de progresser ou bien empire les choses.

Afin de réaliser cette analyse, il est très important de disposer de toutes les données. La télémétrie est fondamentale mais le plus important est toujours l’avis du pilote, qui peut nous transmettre ses sensations. Les données sont très claires mais elles ne montrent pas toujours ce que ressent le pilote. Les pilotes d’essais jouent un rôle clé sur ce point car nous pouvons essayer avec eux des choses que les pilotes officiels ne peuvent pas tester.

De nombreuses choses essayées ne sont pas valides pour la compétition et nous ne pouvons pas nous permettre de perdre du temps pour que le pilote officiel les essaye. Le pilote d’essais a la difficile tâche de nous aider à découvrir lesquels parmi ces éléments expérimentaux sont les bons. Il est important que sa fonction le rapproche le plus possible d’un pilote officiel afin qu’il puisse mener le test dans le contexte de la compétition.

Il faut comprendre que nous n’essayons pas que des pièces physiques comme des suspensions, un châssis ou un moteur, mais aussi de l’électronique, par exemple. Certains jours de test nous pouvons parvenir à essayer beaucoup de choses, mais pour d’autres il faut prioriser car au final une journée ne permet pas de tout tester.

Parfois, nous essayons des huiles et des lubrifiants, bien que ceux-ci soient toujours essayés en usine avant. Nous avons la chance que notre sponsor principal puisse nous fournir un produit ajusté aux nécessités de la compétition. Nous avons toujours des résultats optimaux en piste.

Les essais que nous réalisons en debut de saison ont pour but d’améliorer la moto actuelle, celle avec laquelle nous allons courir. Au fur et à mesure que la saison avance, tout dépend de comment le Championnat se passe : ou nous travaillons sur le modèle présent ou bien sur celui de l‘année qui vient.

Ensuite, combien de temps faut-il avant de voir un élément du test entrer en vigueur pour la compétition ? Pour les prototypes, cela peut tarder, mais certains composants comme l’électronique peuvent arriver dès la course suivante.

Les tests sont une partie important de la compétition, et à présent que nous entamons la pré-saison nous allons en avoir quelques-uns.

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