Jack Miller est désormais un pilote au sein du team usine Ducati. Un statut qui va lui imposer de nouvelles contraintes tandis qu’il sera perçu différemment que lors des trois dernières années passées sur une Desmosedici Pramac. Il connait cependant la maison de Borgo Panigale, comme ses cadres, et réciproquement. Cela étant dit, Miller aura une pression supplémentaire du fait du drapeau australien qu’il arbore sur son numéro. Une décoration qui était aussi celle d’un certain Casey Stoner tandis que le compatriote Troy Bayliss a aussi laissé de très bons souvenirs aux chemises rouges …

De fait, Jack Miller sera d’abord observé sous l’angle de ses glorieux ainés. Ces derniers ont apporté titres et victoires, en WSBK comme en MotoGP. Or, pour l’instant, le natif de Townsville de 26 ans n’est monté, avec sa Ducati, que sur les marches du podium situés à côté de la centrale frappée du 1.

En 2003 et 2004, Bayliss était un pilote régulier dans l’équipe d’usine Ducati, mais n’avait pas remporté de course à l’époque. Il a eu plus de succès au Championnat du Monde Superbike, où il a été trois fois titré en tant que pilote d’usine Ducati. Puis, en 2006, Troy Bayliss a réussi l’exploit de concrétiser en MotoGP lors de la finale de la saison à Valence en remplaçant Sete Gibernau pour une seule course.

De son côté, Casey Stoner a remporté 23 de ses 38 victoires en MotoGP en tant que pilote d’usine Ducati entre 2007 et 2010. Le point culminant de son séjour à Bologne a été la saison 2007, lorsque Stoner est devenu champion du monde avec dix victoires.

C’est à l’ombre de ses deux monuments australiens que Jack Miller va devoir s’élever vers la lumière. Un sacré défi… « C’est bien sûr une grande motivation pour moi. Après tout, j’ai grandi avec les images lorsque Casey et Troy étaient sous ces couleurs. C’étaient mes idoles, pour ainsi dire », admet Miller.

Jack Miller : « je suis moi-même mon plus grand critique »

Mais il ajoute : « vous ne pouvez faire pression que sur vous-même. Je suis moi-même mon plus grand critique et je n’ai donc pas besoin de chercher ailleurs pour la pression. Ces gars-là étaient et sont toujours des pilotes de moto fantastiques. Je ne peux qu’essayer d’être le meilleur que je peux être moi-même. Je ne peux pas dire ce que ça donnera à la fin. Le temps nous le dira », déclare Miller, dont le contrat n’est actuellement valable que pour 2021.

Miller décrit le fait qu’il soit le troisième Australien à conduire pour l’équipe d’usine Ducati en 15 ans comme « assez étrange, car il n’y a pas eu autant de pilotes de moto australiens ces derniers temps ». Jack Miller compte 99 Grands Prix au compteur, une victoire en MotoGP sur Honda et piste humide d’Assen en 2016, et dix podiums, dont neuf avec Ducati.

On rappellera que dans les années 1980 et 1990, Wayne Gardner et Mick Doohan ont remporté un total de six titres de champion du monde dans la catégorie 500cc. Et quand il s’agit de victoires en course, aux côtés de Gardner et Doohan, Daryl Beattie, Garry McCoy et Chris Vermeulen ont également contribué au succès des Australiens dans la catégorie reine.

Jack Miller sait ce qui lui reste à faire ...

 



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