Joan Mir n’a pas réussi son objectif affiché de monter sur le podium lors d’un Grand Prix d’Espagne au cours duquel il a vu la Honda de Nakagami et la Yamaha de Morbidelli lui barrer le chemin vers le trio de tête. Le Champion du Monde n’est pas mécontent néanmoins d’une expédition à Jerez qui le met à présent quatrième au classement général à 17 points du nouveau leader Bagnaia sur Ducati. Et pour cause, l’an dernier, sa situation était bien pire et on sait comme cela s’est fini…

Joan Mir le reconnait dans son analyse d’après le meeting espagnol qui était le quatrième de la saison MotoGP : il ne pouvait espérer mieux. Et pour deux choses : d’abord à cause de sa position de départ, la dixième sur la grille, et ensuite son choix de pneu soft à l’avant. Sur ces deux éléments et leurs conséquences, il s’est expliqué à l’arrivée.

L’officiel Suzuki rappelle d’abord la faiblesse récurrente de sa GSX-RR : « vous vous attendez toujours à plus, car nous avons fait des progrès ce week-end et j’ai trouvé une bonne sensation sur la moto. En particulier dans la version course, j’étais fort là. Ce qui s’est passé pendant la course ici à Jerez est probablement arrivé à nous tous, mais probablement plus à la Yamaha et à la Suzuki. Parce que nous n’avons pas le pouvoir de dépasser. Quand vous êtes une demi-seconde derrière quelqu’un, c’est comme se heurter à un mur. Vous ne pouvez pas arrêter la moto, le pneu avant surchauffe … Vous pourriez en avoir un peu plus, mais vous ne pouvez pas. Et c’est un peu frustrant. Mais ce n’est pas la première fois que quelque chose comme ça se produit à Jerez, surtout dans la chaleur, vous voyez ces problèmes plus souvent ».

Le champion en titre, parti de la quatrième ligne sur la grille, le sait : « nous devons améliorer les qualifications car je suis sûr à 100% que j’aurais pu améliorer mon temps au tour si je n’en avais pas eu quelqu’un devant moi. C’est ce que Jack Miller a fait. Il n’avait peut-être pas un meilleur rythme que nous, mais il a été très intelligent et a simplement fait un excellent travail ».

Joan Mir veut en savoir plus sur le pneu medium

Il termine sa démonstration en assénant cette vérité : « pour faire la différence, il faut partir de l’avant et avoir une piste claire pour essayer de s’enfuir ». Cela étant dit, il revient sur le choix du pneu soft à l’avant. Il a été le seul à privilégier cette gomme avec Viñales : « nous avons opté pour le pneu soft. Je n’avais tout simplement pas le sentiment avec le médium » dit-il. « Ce n’était pas une mauvaise décision. Mais nous ne voulons pas chercher des excuses maintenant ».

Mais dans le test de ce lundi Mir veut regarder de plus près ce pneu avant medium. « Nous n’avons pas beaucoup de choses à tester, mais quelques-unes qui peuvent être bonnes. J’aimerais faire plus de tours avec le médium pour mieux comprendre le pneu. Ensuite, nous avons quelques idées pour l’avenir pour améliorer la moto, surtout avec Le Mans car la piste est toujours difficile pour nous. Peut-être pourrons-nous travailler un peu pour Le Mans et toutes les autres courses qui suivront. Donc rien de spécial, mais juste des choses que nous voulons essayer ».

Joan Mir Espagne

MotoGP Espagne J3 : classement

Crédit classement motogp.com

 

 

 



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