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Jorge Martin

Jorge Martin ne sort pas satisfait de ce Grand Prix d’Espagne pour diverses raisons. A titre personnel d’abord puisqu’il n’a jamais été en mesure de jouer une victoire à laquelle il prétendait. Mais il est aussi agacé par une politique plus répressive des commissaires découvertes ce dimanche, et qu’il considère à géométrie variable, pour ne pas dire déterminée à la tête du client… Il révèle à cette occasion qu’une réunion avec lesdits commissaires aura lieu au Mans. Une attente de pas moins de deux ans sera ainsi enfin satisfaite…

Un délai tout de même abyssal au regard d’un sujet dont les incompréhensions largement exprimées durant cette longue période n’ont fait que creuser le fossé entre les pilotes et les officiels, faisant pousser les mauvaises graines de la défiance révélant souvent à terme l’arbre mort enraciné dans le sentiment d’une autorité en fonction illégitime.

Mais tout de même, le pilote Pramac ne comprend pas pourquoi Pecco Bagnaia a dû rendre une place à Jack Miller virilement dépassé alors que l’abordage du même Miller contre lui n’a pas été réprimandé : « je n’ai pas bien vu l’action de Pecco, mais Miller m’a fait perdre trois positions, donc j’imagine qu’ils auraient dû faire quelque chose… Alors soit ils ne sanctionnent pas Pecco, soit ils sanctionnent les deux ». Et il regrette : « c’est toujours la même histoire avec la Race Direction. Nous les rencontrerons enfin lors de la prochaine Commission de sécurité. Après deux ans de lutte, nous avons réussi à ce qu’ils aient une réunion avec nous pour nous écouter et voir un peu leurs idées. Espérons que nous aurons quelque chose de clair ».

Jorge Martin : « c’est incroyable les départs de la KTM… Je ne sais pas ce qu’ils ont fait »

La révolution est donc en marche, mais c’en est une autre qui inquiète fortement le pilote Pramac : celle de KTM. Avec notamment cette mention : « c’est incroyable les départs de la KTM… Je ne sais pas ce qu’ils ont fait. Je ne sais pas si ça vient du travail de Pedrosa, mais c’est incroyable. Ils nous dépassent dans les 30 premiers mètres. J’ai pointé troisième en faisant un bon premier virage derrière les KTM et en dépassant Aleix, mais nous devons encore trouver quelque chose. Avant, nous avions cet avantage et maintenant c’est un inconvénient. Au sprint, cela signifie le podium et en course, c’est un demi-podium ou 80% ».

Sur AS, il évalue ainsi sa prestation à Jerez : « c’était un week-end solide dans l’ensemble et la course un peu conforme à ce à quoi je m’attendais. Quand je suis derrière un pilote, il est pratiquement impossible de dépasser à cause des températures du pneu avant. Nous devons trouver quelque chose pour pouvoir me défendre. Dès que je dépasse, ils me repassent dans le virage suivant, donc on doit trouver quelque chose ».

Il termine : « je pense que c’était un week-end solide mais je ne suis pas sorti de la quatrième position. Je suis content du travail, mais pas du résultat. Je m’attendais sincèrement à la victoire, car je me sentais le plus fort, mais finalement c’est une quatrième place ».

MotoGP Espagne J3 : classement 

Espagne

Crédit motogp.com

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