Fabio Quartararo ronge son frein et regarde avec avidité la date du 19 juillet sur son calendrier. Et pour cause, l’échéance est promise pour lancer enfin la saison MotoGP, une confrontation qui n’a plus eu lieu depuis novembre de l’an passé, à Valence. Les retrouvailles se feront à Jerez, tracé où le Français avait décroché la première de ses six pole-positions 2019, année de son entrée fracassante en MotoGP. En course, sa Yamaha l’avait trahi alors qu’il était en lice pour le podium… Il y a donc une revanche à prendre sur le sort avant de passer à la M1 officielle en 2021 et succéder ainsi à Valentino Rossi. L’occasion pour Fabio d’apprécier tout le chemin parcouru depuis ses débuts…

On aurait dit à Fabio Quartararo il y a simplement deux ans qu’il succéderait à Valentino Rossi au sein du team officiel Yamaha en MotoGP, sans doute serait-il resté incrédule. D’autant plus que cette arrivée aux côtés de Viñales ne se fait pas parce que le Doctor prend sa retraite. Ce dernier, pour continuer sa carrière, devra prendre la M1 aux couleurs Petronas qui a si bien réussi au Français. C’est donc un choix sportif assumé de la part de l’usine d’Iwata…

S’il a encore beaucoup à réaliser dans sa carrière, le Français de 21 ans apprécie le chemin accompli : « pour moi, il n’y avait personne comme Valentino Rossi. Peut-être que je ne peux pas dire que c’est grâce à lui que j’ai pu arriver là où je suis, mais je suis sincère : c’est de lui que la poussée que je ressentais en étant enfant est né, qui m’a fait dire “Je veux être comme lui”. Le voir gagner dans cette première course que j’ai vue était une image qui m’a marqué, c’était comme si j’avais gagné. Quand il courait, et j’étais un peu plus qu’un enfant, j’étais presque plus nerveux qu’aujourd’hui pour moi-même. Vous comprenez donc combien il est incroyable à présent de courir avec lui, de pouvoir lui parler, d’avoir une relation directe. »

Fabio Quartararo espère que les Italiens ne lui en voudront pas

« Nous avons discuté plusieurs fois, nous courons avec la même moto et l’année prochaine je serai dans son équipe même si, à vrai dire, je n’ai pas encore métabolisé le fait que je cours avec lui et que l’année prochaine, dans un certain sens, je prendrai sa place, sa moto ! » complète Fabio. « C’est quelque chose d’incroyable… Je me rappelle ma troisième place devant lui en Autriche. Il y a 12 ans j’étais devant son hospitalité en attendant de prendre une photo avec lui. Comment décrire un sentiment comme celui-ci ? »

Il termine : « j’espère susciter chez les Italiens plus de sympathie que de rancœur. Et j’espère aussi sincèrement qu’il ira chez Petronas. S’il pouvait continuer à courir jusqu’à 65 ans, je serais vraiment heureux ! » On ne peut pas dire qu’il ne fait pas ce qu’il faut pour avoir l’indulgence des transalpins…



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