De tous temps Claude Michy a soutenu avec efficacité les pilotes français, depuis plusieurs décennies*, afin qu’ils puissent développer et mettre en valeur leur talent. Aucun organisateur de Grand Prix dans le monde n’a fait autant d’effort depuis aussi longtemps, et l’on découvre que cette attitude a fait école avec par exemple l’excellente équipe Petronas SIC (Sepang International Circuit, organisateur du GP de Malaisie) qui fait courir notre El Diablo national que l’on retrouvera au GP de France du 15 au 17 mai prochains.

*A commencer par Jean-Louis Tournadre, Champion du Monde 250 cm3 en 1982.

Tu conseilles et tu aides Johann Zarco pour la saison 2020. Où en es-tu actuellement ?

« Je ne conseille pas Johann Zarco. Soyons raisonnables, Johann Zarco est un grand garçon. Moi je suis organisateur du Grand Prix de France et il est normal que les Français se soutiennent. N’exagère pas mon rôle, je suis bien caché, ça me va bien. »

Où en est actuellement Johann pour la saison 2020 ?

« Sa situation est très claire. Johann a un contrat Ducati. Avec une moto 2019 et avec un staff Ducati. Et il sera abrité chez Avintia. »

Tu as soutenu Fabio Quartararo pendant des années, avec AMV. T’attendais-tu à ce qu’il soit aussi performant dès sa première année en MotoGP ?

« Il faut être honnête : tout le monde a eu une belle surprise. Normalement, quand quelqu’un arrive, il faut lui laisser le temps d’apprendre. Mais là apparemment il a sauté une ou deux années. Maintenant il faudra voir ce que donnera sa deuxième saison, car il aura un peu plus de pression. Mais il a montré toutes ses qualités. »

« Son team Petronas, dont c’est la première année, a un staff très performant aussi. C’est un tout : le pack est complet avec le staff, le pilote et la machine. »

Ne penses-tu pas qu’au Mans, à l’occasion du prochain Grand Prix de France, Fabio n’ait à subir une pression énorme chez lui ?

« La pression, je pense qu’il y est habitué. Je pense qu’il aura plaisir à être là et que le public le soutiendra. Comme Johann Zarco ou d’autres pilotes. »

Tu arrêtes la course du CEV Moto3 (Championnat du Monde Junior) qui était organisée dans le cadre du Grand Prix de France, pour la remplacer par une épreuve de MotoE. Quelle est pour toi l’importance de la compétition pour les motos électriques ?

« Non, attends, on va oublier les motos électriques parce qu’il n’est pas encore certain qu’elles soient là. Le CEV est remplacé par la Red Bull Cup. »

Concernant le confort des spectateurs, tu annonces la mise en place d’un « Espace tranquille » au Mans. N’est-ce pas paradoxal dans une manifestation emplie de « bruit et de de fureur » ?

« Oui, soyons raisonnables, il faut de tout pour faire un monde. On a des gens qui demandent à être dans une aire d’accueil où tu n’aies pas une sono à fond et des bruits de motos (rire). »

 « On a essayé de mettre en place à l’entrée du circuit, côté sud, un espace où certains éléments sonores ne seront pas les bienvenus. Il faut essayer de satisfaire la totalité du public, entre ceux qui aiment le bruit et ceux qui souhaitent en avoir un peu moins. »

Comment se présente le Grand Prix de France, d’une manière générale ?

« Il n’y a plus maintenant de places de tribunes à commercialiser. C’est presque le même cas pour les places VIP. Les gens réservent de plus en plus tôt. »

« Par contre, pour tout ce qui concerne les enceintes générales, les gens peuvent acquérir leurs billets maintenant. Il y a toujours les écrans géants qui sont installés tout autour du circuit pour que tout le monde puisse suivre la course. »

Johann Zarco chez LCR Honda

Fabio Quartararo

Photos © PHA / LCR Honda / Petronas Yamaha SRT



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