Pol Espargaró peut être fier de sa saison 2019 de MotoGP. L’Espagnol en était à sa troisième année chez KTM, une saison particulière car, pour la première fois, il avait une pointure comme équipier, en la personne de Johann Zarco. Un moment de vérité avoué par le cadet d’un Aleix qui est officiel chez Aprilia. Car jusque-là, il n’avait pas vraiment de référence à qui se confronter sur la RC16. Il raconte ce virage pris dans sa carrière avec succès, une satisfaction qui a fait du Français un dégât collatéral…

Pol Espargaró espérait au début de la campagne 2019 des places en course avec un chiffre qui lui auraient permis, en fin d’exercice, de figurer parmi le top 10 au classement du championnat. Un objectif pratiquement atteint car après quelques beaux coups d’éclat, l’officiel KTM émarge au onzième rang.

Une sixième place en France et un second plot sur la grille de départ à Misano sont ses meilleurs faits d’armes. Mais avant d’en arriver là, il a dû marquer son territoire face à un équipier qu’on lui promettait comme être un danger : « j’étais dans le doute depuis deux ans » explique Pol. « Je ne savais pas si mes résultats étaient bons ou non, si j’étais compétitif. Cela me rendait aussi incontournable et essentiel chez KTM. Alors j’ai tout donné, et dès le début de la saison, notamment après le bon test en Malaisie de Johann Zarco. J’ai dû montrer que j’étais dans le coup, que j’étais toujours rapide. »

« Ensuite, les premières courses ont été bonnes et on a progressé. Plus la moto devenait performante, plus la différence avec Zarco se faisait et plus il était frustré. Car pendant que je progressais, lui, régressait. Cela m’a donné des ailes » avoue Pol Espargaró. « Jamais dans ma vie je n’avais eu à porter une telle responsabilité sur mes épaules. Jamais encore je n’avais eu à me mesurer à un pilote du niveau de Johann Zarco. Je me suis testé cette année, et j’ai démontré que j’étais encore valide, que j’étais une valeur sur le marché et que je suis toujours compétitif. »

« C’est pourquoi je n’arrête jamais de travailler, comme d’ailleurs tout le reste de l’équipe, car tout ceci est une aventure commune. Je n’y serais jamais arrivé si la moto n’avait pas progressé comme ça. Vraiment, cette année a été un bon moment, même si les deux dernières n’étaient pas si mauvaises en dépit de qualifications loin sur la grille » termine Pol Espargaró dans un entretien à Motorbike magazine.

 



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