En matière de vitesse de pointe, au Mugello, il y a Franco Morbidelli et tous les autres. Entendez par là que le pilote Petronas avec ses 339,6 km/h rendus par sa Yamaha version 2019 est loin du compte face aux 357,6 km/h du plus véloce dans la ligne droite de ce Grand Prix d’Italie qui est Pirro sur la GP21. Mais il y a pire : même Savadori et son Aprilia RS-GP avancent avec 5 km/h de mieux. Le vice-champion du monde 2020 est pourtant troisième ce soir en Toscane. Mais par quelle magie ?

Franco Morbidelli peut ce soir dormir du sommeil du juste avec le légitime sentiment du devoir accompli. Et pour comprendre cette plénitude, il faut en revenir à son constat après les deux séances d’essais libres en Toscane : « presque 20 km/h de moins en vitesse de pointe est un chiffre choquant, mais pas aussi choquant que la différence avec l’avant-dernière moto qui est de 5 km/h », a déclaré l’équipier d’un Valentino Rossi anonyme 21e. « Il y a un tableau des vitesses de pointe, et puis moi, à 5 km/h derrière. Donc ici, au Mugello, nous semblons avoir un peu plus de problèmes, mais nous travaillons déjà à trouver un moyen ».

Et ça travaille si dur qu’au classement, ce déficit énorme ne se voit pas : « je suis content quand je me vois à la troisième place », insiste Morbidelli. « Quand je regarde le tableau de vitesse et que je vois que je suis si loin de l’avant et même si loin du bout du peloton, cela me rend fier. Je sais que nous faisons quelque chose de formidable. Cela me donne la confiance et l’énergie nécessaires pour continuer à travailler et à essayer. Peut-être que les grandes choses que nous faisons, et que nous ferons peut-être si nous continuons ainsi, ne sont pas reflétées dans les listes de résultats. Mais je peux vous assurer que nous faisons de grandes choses ».

Franco Morbidelli sur le tristement célèbre Mugello Straight

Morbidelli sait déjà comment finirait une arrivée au sprint 

Reste que le triple vainqueur de la saison passée a une certitude qui lui enlève toute pression : celle de l’issue d’une arrivée en peloton dans la ligne droite… « Je ne m’inquiète pas pour ça. Parce que le résultat est clair, je sais déjà comment cela se passerait », a-t-il répondu fataliste.

Cependant, il est confiant sur « le reste du parcours », notamment avec les pneus tendres. « Nous avons fait du bon travail et nous nous sommes beaucoup améliorés pendant la journée », a déclaré vendredi le pilote Petronas Yamaha. « Lorsque nous avons commencé à utiliser le pneu soft, nous avons tout mis en place et nous nous sommes bien amusés. La sensation était bonne, j’espère que demain sera la même chose avec le pneu de course. Nous devons encore le sélectionner. Mais ce n’est certainement pas le soft ».

MotoGP Italie J1 : chronos

Crédit classement motogp.com



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