Jack Miller n’aura pas eu l’occasion dans ce Grand Prix d’Italie de gagner pour la troisième fois consécutive sur une Ducati. Une régularité qui l’aurait mis à égalité dans les statistiques avec son illustre compatriote Casey Stoner. Sur le papier, il avait la moto pour, mais la piste du Mugello a déjoué les pronostics qui faisaient pencher la balance du côté des GP21. L’Australien a dû se résigner à une sixième place qui, cependant, le rapproche de son équipier Bagnaia au championnat, le même qui a abandonné sur chute. Ce dernier ne souhaitait pas que la compétition ait lieu en raison du décès de Jason Dupasquier. Miller ne partage pas ce sentiment…

Jack Miller n’a pas vécu le Grand Prix d’Italie dont il rêvait. Et il explique pourquoi : « j’ai fait de mon mieux. Le vent était très perturbant, j’ai eu des problèmes avec. J’ai alors ralenti et j’ai vu ce que je devais changer. J’ai pu retrouver mon rythme par la suite ». Oui mais… « J’ai alors perdu un peu mon flux. La course était très rapide, les gars étaient forts. J’ai dû changer un peu mon style de pilotage. Mon objectif principal était alors de rentrer à la maison avec des points. J’étais à la 6ème place et très content. Je n’ai pu terminer qu’une seule course de MotoGP ici au Mugello en cinq ans et je voulais revoir le drapeau à damier ».

Miller : « c’est un fils, un frère. Je me vois aussi beaucoup en Jason »

Sa course expliquée, Jack Miller revient sur son environnement sensible qui a divisé les pilotes MotoGP en deux camps : ceux qui voulaient courir et les autres qui ne le souhaitaient pas en raison du décès de Jason Dupasquier. L’Australien a choisi son côté : « je me sens comme tu peux l’imaginer. C’était terrible, une tragédie. Un jeune garçon a été tué. Il a dû partir bien trop tôt. C’est un fils, un frère. Je me vois aussi beaucoup en Jason. Il a montré une grande vitesse en Moto3 cette année. C’est terrible ! Tout ce que vous pouvez dire, c’est qu’il est mort en faisant ce qu’il aimait. Mes condoléances vont à sa famille. Ça doit être terrible pour une mère et un père, personne ne veut ça. Nous détestons voir quelque chose comme ça ».

L’Australien admet : « je me sens vraiment mal. Nous avons dîné avec l’équipe samedi soir. J’ai ensuite demandé à tout le monde d’éteindre les écrans. Les images ont été montrées à plusieurs reprises. Il ne devrait y avoir aucun accès à ce matériel télévisé. Mais c’est comme ça dans le monde dans lequel nous vivons. Jason était un pilote. Je suis sûr qu’il aurait voulu que la course ait lieu. La minute de silence a été très émouvante ».

Miller Italie

MotoGP Italie J3 : classement

Crédit classement motogp.com



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