Andrea Iannone n’est plus un pilote moto depuis que le TAS lui a notifié une suspension de quatre ans pour cause de dopage. Une très lourde sanction qui rejette un appel formulé par celui qui était encore un officiel Aprilia en MotoGP contre une première punition de 18 mois. Iannone espérait être lavé de tout soupçon et le voilà au contraire cloué au pilori. Les réactions de solidarité ont fusé dans le paddock et Aprilia a même organisé une marche sur le tracé de Valence pour soutenir Joe le Maniac, dont la ligne de défense était la contamination alimentaire. Une thèse dont certains doutent parmi les désormais ex-collègues de l’Italien…

Sur le cas Iannone, la grande majorité du paddock a joué la compassion et argué de l’incompréhension, voire même de sa forte émotion au vu de la gravité de la peine infligée, synonyme de fin de carrière. Quatre ans de mis au ban lorsque l’on est quasi trentenaire, c’est rédhibitoire pour le MotoGP. Et puis il y a ceux qui ont donné un autre sentiment. Et il fallait en avoir pour ramer ainsi à contre-courant. Justement, Jack Miller en a…

L’Australien y est ainsi allé de sa franchise pour donner un autre point de vue, qui mérite que l’on s’y attarde. Car il est argumenté. Il a été livré à Simon Patterson dans les colonnes de The Race. L’Australien dit : « il a obtenu une interdiction de quatre ans et il n’y a pas grand-chose à ajouter. Pour recevoir une telle sanction, il doit y avoir de solides arguments contre lui ». L’ambiance est mise.

« C’est notre vie, c’est le règlement. C’est vraiment dommage pour lui qu’il ait été du mauvais côté et je lui souhaite tout le meilleur, mais nous savons tous ce que nous pouvons et ne pouvons pas faire et il a été pris du mauvais côté » ajoute le prochain pilote d’usine Ducati.

« Je ne pense pas qu’il aurait été testé positif après avoir mangé un steak »

Mais il poursuit, remettant clairement en cause la thèse de la contamination par aliment interposé : « si vous me demandez si je crois que ça vient de la viande, alors non. Nous avons des vaches dans notre ferme, et je peux vous dire clairement que nous ne leur injectons pas de stéroïdes. Et même si c’était le cas, je ne pense pas qu’il aurait été testé positif après avoir mangé un steak ».

Avec le programme de tests et d’éducation du MotoGP Miller a insisté sur le fait que Iannone a encore moins d’excuse que jamais auparavant : « nous recevons un livre qui nous dit ce que nous pouvons et ne pouvons pas faire, je suis sur la liste de surveillance de l’agence antidopage AMA tous les deux ans depuis mon arrivée au MotoGP, et j’ai été testé une ou deux fois par an. Cette année plus que toutes les autres, pour obtenir nos licences, nous avons dû suivre un cours de trois heures et demie avec l’AMA, et il faut lire les différentes façons d’éviter ce pour quoi on peut être confondu ».

« La prévention est là, vous savez ce que vous pouvez prendre. Je suis paranoïaque à propos des protéines et des compléments car une petite prise peut vous contaminer, et je fais très attention à les prendre. Une petite erreur peut coûter cher, mais il y a des règles en place pour cela ». Une franchise assumée de la part de Jack Miller

 

 



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