Joan Mir abordera en 2021 une saison particulière en MotoGP. Ce sera sa troisième à ce niveau de la compétition et sa première en tant que Champion du Monde. Défendre un titre sera inédit pour lui, car en 2017, il était passé en Moto2 après avoir été sacré en Moto3. L’enjeu, la pression seront décuplés. Est-ce pour cela qu’il a refusé le n°1 pour mieux garder son 36 fétiche ? Pas vraiment, car Joan Mir n’est pas du genre à ne pas assumer ses responsabilités …

Joan Mir est arrivé à ses fins, soit au titre suprême dans la catégorie majeure des Grands Prix. Mais l’officiel Suzuki l’a fait si tôt dans sa carrière qu’il doit maintenant s’installer dans une nouvelle période où il sera systématiquement évalué à partir de son sacre 2020. Or, lorsque l’on est au sommet, tout ce qui ne permet d’y rester est considéré comme un échec. Une pression constante avec laquelle il va falloir désormais vivre.

Un défi qui n’effraie pas Joan Mir. Ce dernier assure ainsi : « je ne connais pas la pression de défendre un titre. Mais ce dont je suis sûr, c’est que l’année dernière, la pression était quelque chose de positif pour moi et cette année la différence est que nous allons commencer avec cette pression pour gagner, avec d’autre qu’un podium comme le minimum. Et que cette pression fonctionne pour moi ».

Elle sera d’autant plus forte que réussir un doublé au guidon d’une Suzuki, c’est entrer dans l’histoire de la marque aux côtés d’un certain Barry Sheene … « Oui, vous pouvez gagner deux titres. Nous avons montré que nous avons gagné une fois et je sais que j’ai beaucoup de potentiel à montrer. Nous avons aussi une motivation supplémentaire car cette année sera sûrement un championnat plus normal, du moins je l’espère, et je veux montrer que dans un championnat normal, je peux aussi être là pour gagner ».

Joan Mir : « l’échec serait de ne pas avoir combattu pour le titre »

« Je suis assez jeune, j’ai encore beaucoup de courses devant moi, mais le défi de gagner à nouveau me motive beaucoup. Si cette année je ne suis pas là en tête dans toutes les courses ça me démotiverait, je pense que je dois être là en tête et j’ai le potentiel pour être. Ensuite, se battre pour le championnat ou pas ou gagner le championnat ou pas, c’est autre chose. Un échec serait de ne pas avoir combattu pour le titre » dit-il tout en nuance.

Sur Mundodeportivo, le pilote de la GSX-RR termine sur ce qu’il faut encore améliorer pour être plus performant : « je dois améliorer l’expérience, mon pilotage, je travaille dans tous les domaines pour être un pilote plus rapide et quant au package moto-pilote que nous devons améliorer ensemble en qualifications, c’est très important. Cela s’améliore en travaillant et c’est aussi une question technique. Vous devez comprendre pourquoi nous ne pouvons pas nous battre pour les pole-positions. Les deux pilotes de Suzuki sont assez rapides pour le faire ».

« Je dirais que je ne suis pas le meilleur pilote pour faire des tours rapides, mais je crois que je peux constamment être en première ou deuxième ligne. Pour le moment, nous sommes loin de cela ». Joan Mir continuera en 2021 avec le même équipier, en l’occurrence Alex Rins, qui ne pense qu’à le détrôner à la fois au championnat et dans le box Suzuki où Davide Brivio ne sera plus là pour surveiller la bonne cohésion d’un groupe qui se présentera à 10h00 heure française le 6 mars prochain …

 



Tous les articles sur les Pilotes : Joan Mir

Tous les articles sur les Teams : Team Suzuki Ecstar