Johann Zarco est, à la veille du Grand Prix d’Allemagne de ce week-end, second au classement général provisoire et, de fait, premier de cordée chez Ducati. Une position intéressante qu’il doit à sa régularité notamment marquée par un abonnement aux secondes places. Mais il est aussi un pilote satellite. Le genre de statut qui n’est pas de bon augure pour qui veut être Champion du Monde. Marco Melandri l’a déjà signalé : à un moment dans la saison, ça coince… Théorie du complot ? Carlo Pernat mentionne aussi cette malédiction en rappelant le cas récent de Franco Morbidelli…

Verra-t-on, à un moment donné dans la saison, la politique prendre le pas sur le sport en MotoGP ? On n’espère que non, mais des signaux inquiétants viennent d’observateurs connus du paddock dont la démonstration repose qui plus est sur le fait incontestable que l’on n’a pas vu depuis des lustres un pilote évoluant au sein d’une équipe qui n’est pas d’usine devenir Champion du Monde de la catégorie majeure des Grands Prix.

Marco Melandri a déjà prévenu sur cette fatalité. Et voilà que Carlo Pernat apporte de l’eau au moulin de l’Italien. Sur la Gazzetta dello Sport il rappelle ainsi le cas récent de Franco Morbidelli… « Ils ne lui ont pas donné de moto officielle pour un choix politique » affirme carrément le manager d’Enea Bastianini en MotoGP.

Johann Zarco connaitra-t-il le sort de Morbidelli ?

« Morbidelli aurait pu remporter le titre mondial l’année dernière et s’il ne l’a pas gagné c’est à cause de Yamaha. Avouons-le, il ne pouvait pas être titré dans ces conditions. Ce n’est pas une question d’argent, car je ne pense pas que Petronas ne puisse pas tirer un million et demi d’une moto d’usine. Je n’y crois même pas si quand je les vois et qu’ils m’en parlent » insiste Pernat.

Pernat estime que Morbidelli n’a pas une M1 d’usine à cause d’un choix politique. L’argent n’y serait pour rien. En revanche, le fait de voir une structure privée plus efficace que son équipe d’usine y serait pour beaucoup… Mais c’est un discours qui concerne tous les constructeurs. Ce qui revient à s’inquiéter pour le tricolore aux couleurs de Pramac puis de Ducati. Il faudra décidément être vigilant sur le déroulé de cette saison.

Franco Morbidelli



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