En tentant un retour défiant l’entendement, Marc Marquez a décidément marqué les esprits, à défaut d’avoir réussi dans son entreprise. On rappellera que lors du Grand d’Andalousie, l’officiel Honda a voulu participer au meeting malgré une opération de l’humérus droit faite quelques jours auparavant. Et qui faisait suite à sa violente chute du Grand Prix d’Espagne seulement le week-end précédent. Livio Suppo n’a pas manqué l’occasion de donner aussi son avis sur cet événement, mais pas seulement. On rappellera que c’est l’homme qui a précédé Alberto Puig dans la fonction du directeur du team Repsol Honda…

Livio Suppo, ancien directeur de l’équipe Honda, connaît bien Marc Marquez. Dans les pages du Corriere dello Sport, il a voulu commenter le week-end de Jerez, marqué par cette courageuse tentative de remise en piste quatre jours après l’intervention à humérus droit.

Un choix qui ne le surprend pas de la part du phénomène de Cervera, qui ne veut jamais rien concéder à ses adversaires. Cependant, il aurait joué un rôle de modérateur… « De son point de vue, s’il ne l’avait pas fait, il n’aurait pas été à l’aise avec sa conscience » explique d’abord Livio Suppo. Mais il ajoute : « si j’avais été encore en fonction chez Honda, j’aurais essayé de le convaincre de ne pas le faire. Le risque d’aggravation de la situation était trop élevé.  Nous espérons qu’il pourra se remettre rapidement ».

Chez Honda, il ne reste plus qu’à espérer. Car le constructeur a tout misé sur Marc Marquez. Du coup l’équipe est fortement dépendante de son champion. « Lorsqu’une usine se concentre sur un seul pilote, comme Honda avec Marquez, elle est conditionnée par ce pilote. Nakagami a décroché une bonne quatrième place, c’était bien, mais s’il avait été plus intelligent, il se serait battu avec Rossi pour le podium » assure l’Italien.

Yamaha et Ducati ont de gros points faibles

Pour Marc Marquez, la course au titre s’est complexifiée. Cependant, Livio Suppo prévient que l’on aurait tort de déjà le biffer comme un prétendant à sa propre succession. Avec 11 GP restants, tout est encore possible, et l’Italien explique pourquoi : « s’il se présente à Brno presque complètement guéri, il reste encore beaucoup de points à prendre. Le problème est de savoir combien de temps il lui faudra pour revenir à 100% ».

« Si Marc a des problèmes pendant trois ou quatre courses, un retour serait impossible. Mais vous devez également tenir compte du problème de Yamaha avec les moteurs. S’ils commencent à faire des zéros à cause du manque de fiabilité de la moto, alors le championnat peut être rouvert ».

Et puis il y a aussi l’ambiance chez Ducati : « c’est difficile à interpréter. Dimanche, Bagnaia allait très vite, et j’étais très content, puis il a eu de la malchance », a-t-il déclaré à propos de la panne moteur alors qu’il était sur le podium. « Un Dovizioso très fort était également attendu. Je pense que sur les tracés qui le favorisent, Dovizioso fera ce qu’il a fait ces dernières années ». Un pronostic que l’on pourra vérifier dès le 7 août à Brno

 

 



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