Marco Melandri est l’un des pilotes qui aura choisi de prendre sa retraite en cette année 2019. L’Italien peut se targuer d’un beau parcours. En 1999 il était vice-champion du monde 125 cm3, en 2002 il devenait Champion du Monde 250 cm3, en 2005 il se réjouissait du statut de vice-champion du monde MotoGP et en 2011 il s’affirmait vice-champion du monde Superbike. Pas mal, mais il s’en est fallu d’un rien pour que ce soit encore mieux. Marco Melandri explique pourquoi…

Marco Melandri a rivalisé avec les grands pilotes de la décennie en MotoGP et Superbike. Des concurrents valeureux contre lesquels il a joué les adversaires de taille. Mais le destin ne lui a pas tout donné au même moment, un décalage qui fait la différence entre une bonne et une excellente carrière. Celui qui aura fini son parcours au guidon d’une Yamaha de WSBK explique ainsi : « j’ai été souvent au bon endroit mais au mauvais moment. »

Il étaye : « en 2005, j’ai terminé deuxième en MotoGP et j’aurais dû aller dans l’équipe officielle Honda, mais ils avaient besoin d’un Espagnol. Dani Pedrosa y est allé et j’ai réalisé que chez Honda je n’aurais pas d’avenir », explique Melandri. « Je suis arrivé chez Ducati au mauvais moment précisément parce que Stoner avait gagné, et donc toutes les difficultés dont je me plaignais n’étaient pas prises au sérieux, mais les années m’ont donné raison. »

Il n’a pas non plus obtenu le titre Superbike, bien qu’il ait été en lice pour la couronne : « chez Yamaha, j’ai très bien réussi la première année, mais le projet a été arrêté, ce qui m’a empêché de faire le travail lors de la deuxième saison. Chez BMW, on a mené le championnat à trois courses de la fin et nous avions presque remporté le titre, mais les plans indiquaient qu’il n’y aurait pas de suite. Quand vous êtes obligé de penser à l’avenir au lieu du titre en jeu, il est vraiment difficile d’obtenir des résultats » dit l’italien. « Chez Aprilia, il y avait tout le potentiel pour gagner, mais je suis arrivé juste lors du changement de direction entre Dall’Igna et Albesiano, donc les six premiers mois ont été difficiles. »

Pas de chance donc, mais il restera à Marco Melandri le souvenir d’un pilote incomparable : Casey Stoner : « Stoner était un peu comme le premier décodeur télé : un pilote actuel est comme un décodeur moderne, tandis que le pilote enregistre ses actions dans son esprit, puis les voit sur sa télémétrie et les comprend. Casey avait un automatisme naturel parfait, mais quand il descendait de la moto, il ne savait même pas qu’il avait fait certaines choses », se souvient l’Italien. « C’était un peu sauvage, mais j’ai bien aimé. »

Il termine sur sa future vie de retraité : « je me sens renaître. Il était définitivement temps de changer ma vie, je n’ai jamais pensé que j’avais tort et je me suis immédiatement senti mieux. Il est bon de savoir que vous avez fait un tel choix au bon moment. » Pour cette fois, les planètes étaient enfin alignées pour Super Marco !

 

 

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