Au sein du team officiel Yamaha, à l’instar du chef d’équipe Maio Meregalli, on semble avoir pris acte de l’avènement d’un nouveau Maverick Viñales. Ce dernier a impressionné lors du premier Grand Prix de l’année au Qatar en donnant un vrai récital sur sa M1. Sa maîtrise de la course n’a eu d’égal que sa détermination à concrétiser face à des Ducati données pour favorites, car dominatrices des éditions 2018 et 2019 à Losail. Meregalli explique cette métamorphose par le fait que l’Espagnol est comme libéré depuis que Valentino Rossi est parti. Ce qui veut dire, aussi, qu’il s’accommode très bien de l’arrivée à sa place de Fabio Quartararo.

Ces dernières saisons, on regrettait de voir un Viñales fébrile, passant de l’euphorie à la dépression en quelques séances d’essais. Mais pour le Grand Prix du Qatar 2021, on a retrouvé celui qui avait intégré l’usine Yamaha en 2017, conquérant et déterminé. Après s’être débarrassé de son nouveau coéquipier, ses manœuvres de dépassement sur les Ducati, lorsque celles-ci ont commencé à courber l’échine en course, ne sont pas passées inaperçues.

Elles ont été remarquées notamment dans le box officiel de la marque. Maio Meregalli, le chef d’équipe s’en est apparemment délecté en déclarant qu’un nouveau Viñales s’était révélé. Il a même une théorie au sujet de cette montée en puissance. Il dit : « sans Valentino Rossi, j’ai l’impression qu’il a plus confiance en lui et qu’il a également trouvé une plus grande tranquillité d’esprit dans son travail », a commenté le patron à la Gazzetta dello Sport. « Bien qu’il soit facile de dire quand les choses vont bien ».

Meregalli loue la nouvelle aérodynamique

En effet, il faudra confirmer ces bonnes dispositions sur la durée et le prochain Grand Prix de ce week-end, toujours au Qatar, sera un puissant révélateur. Par ailleurs, Meregalli loue le travail fait par les ingénieurs Yamaha, un paramètre sur lequel l’Espagnol n’a pourtant pas trop insisté dans son débriefing, préférant révéler les conseils avisés du nouveau pilote d’essai Cal Crutchlow. Tout en critiquant une aide électronique au départ encore loin du compte.

Mais Meregalli console les gens d’Iwata : « l’aérodynamisme nous a fait gagner quelques kilomètres, mais surtout les pilotes se sentent maintenant très bien avec l’avant, ils peuvent attaquer », explique l’Italien. « Portimao, où nous avons eu du mal l’année dernière, sera un bon test, mais ici notre traction a permis à Maverick de rester avec la Ducati quand elle a commencé à souffrir. J’étais convaincu qu’au moment de la dégradation des pneus Ducati, nous l’aurions fait ». Et c’est exactement ainsi que ça s’est passé… Le Grand Prix de ce week-end à Doha déclinera-t-il le même scénario ?



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